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PharmaÉchec d’un médicament de Roche contre le cancer des ovaires

Une étude clinique de phase III concernant l’anticancéreux Tecentriq du géant pharmaceutique bâlois n’a pas été concluante. Le groupe va poursuivre son développement pour d’autres indications.

Les résultats de l’étude feront l’objet d’une analyse plus poussée afin de documenter le programme de développement gynécologique du Tecentriq, a annoncé Roche.
Les résultats de l’étude feront l’objet d’une analyse plus poussée afin de documenter le programme de développement gynécologique du Tecentriq, a annoncé Roche.
KEYSTONE

Le géant pharmaceutique Roche a essuyé un échec dans une étude clinique de phase III impliquant son anticancéreux Tecentriq (atezolizumab). Ce médicament, utilisé en combinaison avec Avastin (bevacizumab) et en complément d’une chimiothérapie, n’a pas atteint son critère primaire de survie sans progression dans l’indication contre le cancer des ovaires à un stade avancé.

Les données relatives à la survie globale sont à l’heure actuelle insuffisantes, indique le laboratoire bâlois lundi. Les résultats de l’étude IMagyn050 feront l’objet d’une analyse plus poussée afin de documenter le programme de développement gynécologique du Tecentriq.

Celui-ci s’appuie sur la combinaison de l’anticancéreux avec l’Avastin, qui a permis à des femmes atteintes des cancers des ovaires ou du col de l’utérus à différents stades de survivre sans que la pathologie ne s’aggrave, affirme le communiqué. Roche y a consacré sept études pivot auxquelles ont participé 5000 patientes.

Le groupe pharmaceutique rhénan poursuit par ailleurs le développement de Tecentriq dans d’autres indications, contre les cancers du poumon, génito-urinaires, de la peau, du sein, gastro-intestinaux, gynécologiques, de la tête et du cou, énumère-t-il. Des études de phase III sont soit en cours, soit planifiées.

Chances de succès encre plus minces

Pour Vontobel, les chances de succès de l’étude IMagyn050 ont toujours été minces. Les opportunités n’en demeurent pas moins alléchantes pour l’anticancéreux de Roche, qui pourrait générer un pic de 744 millions de francs de recettes avec les traitements contre le cancer des ovaires.

Cependant, l’analyste Stefan Schneider estime de moins en moins probable le scénario d’une homologation dans cette indication précise. Il évalue désormais les probabilités de succès à 20%, contre 40% auparavant. Ceci équivaut à un retrait de cette indication de la modélisation pour le Tecentriq.

Cet ajustement a une incidence directe sur l’objectif de cours, raboté à 380 de 382 francs. La recommandation d’achat est confirmée.

Les investisseurs ne se laissaient pas démonter pour autant, réagissant positivement. A 10h56, le bon de jouissance Roche prenait 0,4% à 333,20 francs, dans un SMI stable (+0,05%).

Le géant rhénan a publié dans la matinée deux autres nouvelles plutôt positives en lien avec ses traitements contre l’hémophilie Hemlibra et SPK-8011, ce dernier étant développé par la filiale américaine Spark Therapeutics.

ATS/NXP