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GenèveEasyjet étoffe ses capacités de reprise à Cointrin

La compagnie aérienne va ajouter un avion supplémentaire pour ses destinations au départ de Genève. Le redémarrage des opérations au départ de l’EuroAirport à Bâle ne figure pas encore au calendrier.

Easyjet affiche ses ambitions pour Genève
Easyjet affiche ses ambitions pour Genève
KEYSTONE

La compagnie à bas coûts Easyjet va doubler les capacités prévues pour le redémarrage de ses opérations depuis et vers la Suisse le 15 juin. Un avion supplémentaire desservira des destinations au départ de Genève. Le retour des vols depuis l’aéroport de Bâle en revanche n’est toujours pas à l’ordre du jour.

Une semaine après avoir annoncé la reprise de la desserte de Lisbonne, Porto, Nice et Barcelone depuis Genève-Cointrin, Easyjet a revu ses plans à la hausse. «Nous avons ajouté un deuxième avion au départ de Genève, avec des routes supplémentaires», a indiqué mercredi à AWP Thomas Haagensen, directeur des marchés du groupe.

La compagnie orange reprendra donc également ses opérations vers Bordeaux, Nantes et Brindisi, en Italie. «Malheureusement, nous avons dû changer nos plans pour Barcelone», dont la desserte depuis la Suisse a été reportée à une date indéterminée. Le redémarrage des opérations au départ de l’EuroAirport ne figure lui aussi pas encore au calendrier.

«La situation évolue rapidement, et nous nous réservons le droit de revoir nos plans en fonction de l’évolution de la demande et des restrictions de déplacements et de voyages», a signalé M. Haagensen.

Difficultés transfrontalières

Et de souligner la complexité de la reprise des vols au départ de plateformes transfrontalières comme Genève-Cointrin et Bâle-Mulhouse, ses deux principaux hubs helvétiques, sans compter les restrictions en vigueur à l’arrivée, alors que le redémarrage des opérations au Royaume-Uni, en France et en Italie – également prévu pour le 15 juin – concerne essentiellement des liaisons domestiques.

La flotte d’Easyjet est clouée au sol depuis le 24 mars, ce qui représente près de 2000 vols annulés par jour, selon le service de presse du groupe. Interrogée sur le nombre de passagers affectés au départ et à destination de la Suisse, la compagnie n’a pas souhaité fournir plus de précisions.

Les vols seront opérés sans distanciation sociale, mais le port du masque à bord sera obligatoire, conformément aux directives des régulateurs (OACI et AESA). Easyjet ne compte pas fournir de matériel de protection, partant du principe que le port du masque sera demandé aux passagers dès leur entrée dans le terminal.

Revenant sur l’aide accordée par la Confédération aux concurrents Swiss et Edelweiss, qui se sont vu offrir des crédits d’engagement pour surmonter leurs problèmes de liquidités, M. Haagensen juge «très positif» l’engagement des autorités en faveur du secteur aéronautique, considéré comme stratégique pour un pays connecté au reste du monde comme l’est la Suisse.

Distorsion de la concurrence

«Nous sommes persuadés d’être parfaitement éligibles à ce genre de mesure en étant la deuxième compagnie suisse», affirme cependant le responsable, rappelant qu’Easyjet est numéro un à Genève et à Bâle et compte plus de mille employés dans le pays.

Pour l’instant, la filiale helvétique du transporteur britannique n’a pas fait de demande dans ce sens, «mais nous restons en contact avec les autorités», a poursuivi le dirigeant. Inquiète d’une possible distorsion de la concurrence, la compagnie avait sollicité fin avril l’annulation temporaire des taxes pour le secteur ou la baisse des redevances aéroportuaires.

L’essentiel des effectifs est au chômage technique depuis fin mars. «Nous effectuons seulement quelques vols liés à la maintenance», a indiqué M. Haagensen. Le retour au travail des employés interviendra au fur et à mesure que reprendront les opérations.

A propos du récent vol de données dont le groupe a été victime et qui concerne en Suisse près d’un demi-million de clients, Easyjet a assuré que ces derniers avaient été informés «sur la teneur de l’incident et la marche à suivre» insistant sur le fait que «les détails des cartes de crédit n’ont pas été touchés» et qu’il n’y a donc «pas de risque à ce niveau-là».

(ATS/NXP)