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Du pain bénit pour les anti-RIE III

Du pain bénit pour les opposants à la RIE III. A peine publié, le rapport du Contrôle fédéral des finances trouve une place de choix dans la campagne du non. Comment en vouloir à la gauche? Alors qu'elle martèle depuis des mois que les répercussions financières de la réforme sont sous-estimées, voici qu'on lui offre sur un plateau d'argent de quoi alimenter l'incertitude: l'évaluation de l'impact des lois est défaillante dans un tiers des cas. Le dernier clou du cercueil de la RIE III a peut-être été planté avec l'aide du gendarme des finances de la Confédération.

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Son directeur Michel Huissoud jure qu'il n'avait aucune intention de s'immiscer dans la campagne. Ne pas imaginer que ce rapport puisse avoir un impact à trois jours d'un scrutin fait penser à une douce naïveté. Pas de hasard en tout cas pour ses détracteurs. Ils y voient l'intention délibérée et politique d'un «shérif» qui s'est déjà fait remarquer sur d'autres scrutins sensibles comme le Gripen. Le Genevois paie pour ses prises de positions passées. Sa crédibilité est écornée, celle du Contrôle fédéral des finances aussi. Dommage.

Car le vrai problème de cet audit n'est pas sa date de publication, mais ses conclusions qui remettent en cause la qualité de l'élaboration des lois. C'est inquiétant. Et le véritable scandale aurait été d'enterrer le rapport ou de le reporter aux calendes grecques.

Dans le système politique suisse qui vante ses élus de milice et sa démocratie directe, la qualité des informations reçues du Conseil fédéral est primordiale, et doit être irréprochable. Un audit qui jette le discrédit ne peut qu'alimenter la méfiance envers les autorités.

Quel que soit le résultat le 12 février, cela n'enlève rien au fait qu'il faut améliorer la qualité des évaluations. On ne peut pas demander au peuple de se déplacer quatre fois l'an pour voter sur des lois dont on doute des conséquences. Ça coûtera cher. Mais la démocratie directe est à ce prix