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Lettre du jourDrôle de temps!

Chaque jour, retrouvez notre courrier des lecteurs sur un sujet d’actualité.

«Sortis de cette galère, j’espère que bon nombre de mes concitoyens se souviendront que nous avons grand besoin de nos paysans, qui élaborent d’excellents produits à proximité.»
«Sortis de cette galère, j’espère que bon nombre de mes concitoyens se souviendront que nous avons grand besoin de nos paysans, qui élaborent d’excellents produits à proximité.»
LAURENT GUIRAUD

Petit-Lancy, 6 mai

Étant confiné, j’ai plus de temps pour lire la presse, regarder et écouter la RTS, ainsi que les infos chez nos voisins. Je cerne trois grandes catégories, parmi les travailleurs et les habitants en Suisse.

Les confinés: catégorie de gens régulièrement stigmatisés, dangereux et responsables de tous les maux. Certains voudraient les maintenir bouclés pour plusieurs années. Ils ont tendance à oublier que ces confinés ont passé des décennies à travailler dur pour améliorer et maintenir le niveau de vie dont ils profitent.

Les travailleurs: ces braves, par obligation ou par choix, ont sauvé bon nombre de vies et assuré le minimum vital à la population, parfois au péril de leurs vies. Nos conseillères et conseillers fédéraux ont, au jour le jour, découvert les ravages occasionnés par le Covid-19, ont pris et assumé de terribles décisions. Ils sont là les vrais héros.

Les planqués: réfugiés derrière leurs écrans, ils sont à l’affût de la moindre faille pour critiquer et démolir.

Certains partis en vogue ont lancés des campagnes de critiques sur les décisions du Conseil fédéral. […] D’autres s’en prennent à l’armée, qui au demeurant a fort bien dépanné certains services, avec des citoyens convoqués «à l’insu de leur plein gré» et qui ont assuré leurs missions.

Sortis de cette galère, j’espère que bon nombre de mes concitoyens se souviendront que nous avons grand besoin de nos paysans, qui élaborent d’excellents produits à proximité, mais qui en vivent difficilement, étranglés qu’ils sont par de grandes entités qui les mettent en concurrence avec des producteurs qui sous-payent leurs employés […]

Par ce temps de guerre non armée, on «pille» les magasins, on vend une boîte de 50 masques à 250fr. Le fédéralisme reprend du galon, on ferme les frontières, on tire la couverture à soi, on bloque certaines marchandises destinées à d’autres, etc.

Ceci me remet en mémoire un sketch de Coluche: «Les riches demandent aux pauvres: «Dites-nous ce dont vous avez besoin et nous vous expliquerons comment vous en passer!» […]

Petit-Lancy, 6 maiÉtant confiné, j’ai plus de temps pour lire la presse, regarder et écouter la RTS, ainsi que les infos chez nos voisins. Je cerne trois grandes catégories, parmi les travailleurs et les habitants en Suisse.

Les confinés: catégorie de gens régulièrement stigmatisés, dangereux et responsables de tous les maux. Certains voudraient les maintenir bouclés pour plusieurs années. Ils ont tendance à oublier que ces confinés ont passé des décennies à travailler dur pour améliorer et maintenir le niveau de vie dont ils profitent.

Les travailleurs: ces braves, par obligation ou par choix, ont sauvé bon nombre de vies et assuré le minimum vital à la population, parfois au péril de leurs vies. Nos conseillères et conseillers fédéraux ont, au jour le jour, découvert les ravages occasionnés par le Covid-19, ont pris et assumé de terribles décisions. Ils sont là les vrais héros.

Les planqués: réfugiés derrière leurs écrans, ils sont à l’affût de la moindre faille pour critiquer et démolir.

Certains partis en vogue ont lancés des campagnes de critiques sur les décisions du Conseil fédéral. […] D’autres s’en prennent à l’armée, qui au demeurant a fort bien dépanné certains services, avec des citoyens convoqués «à l’insu de leur plein gré» et qui ont assuré leurs missions.

Sortis de cette galère, j’espère que bon nombre de mes concitoyens se souviendront que nous avons grand besoin de nos paysans, qui élaborent d’excellents produits à proximité, mais qui en vivent difficilement, étranglés qu’ils sont par de grandes entités qui les mettent en concurrence avec des producteurs qui sous-payent leurs employés […]

Par ce temps de guerre non armée, on «pille» les magasins, on vend une boîte de 50 masques à 250fr. Le fédéralisme reprend du galon, on ferme les frontières, on tire la couverture à soi, on bloque certaines marchandises destinées à d’autres, etc.

Ceci me remet en mémoire un sketch de Coluche: «Les riches demandent aux pauvres: «Dites-nous ce dont vous avez besoin et nous vous expliquerons comment vous en passer!» […]

Jean-Marc Butty