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TennisTrois raisons de croire à l’exploit

À quelques heures des retrouvailles entre Roger Federer et Novak Djokovic (21h), le Bâlois n’est pas favori. Mais qui sait…

Ce jeudi soir, Federer va devoir se surpasser.
Ce jeudi soir, Federer va devoir se surpasser.
Keystone

Roger Federer et Novak Djokovic se retrouvent, jeudi soir, pour un 49e duel (22-26) qui a valeur de quart de finale. Les données en sont simples: le vainqueur jouera les demi-finales et le perdant sautera dans le premier avion. Direction Madrid et la finale de la Coupe Davis pour le Serbe, direction Santiago du Chili et la première étape de son tour exhibition pour «RF».

Autre certitude, le Bâlois n’aborde pas ce choc avec les faveurs des pronostics. Pourquoi? D’abord parce que son niveau de jeu n’a pas été à la hauteur de ses standards lors des deux premières journées. Ensuite parce que les fantômes de la finale de Wimbledon pourraient venir hanter l’02 Arena. Enfin parce que Roger Federer n’a plus battu «Nole» dans un match à enjeu depuis 2015 et la finale de Cincinnati.

Néanmoins, en cherchant un peu et avec un élan d’optimisme assumé, voici trois raisons de croire à l’exploit du «Maître»:

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1. La surface est idéalement rapide

Tous les habitués de l’O2 ont confirmé: ce Masters se joue sur le court central le plus rapide depuis au moins six ans. Cette surface et les balles (Dunlop comme à Bâle) plaisent à Roger Federer qui y trouve des conditions de jeu finalement pas si différentes que sur le gazon. «C’est assez similaire en effet, validait-il mardi. Tu peux juste mieux prendre appui et donc mieux te déplacer. Mais sinon, il n’y a pas une grande différence: le slice reste bas, tu peux attaquer et le service joue un rôle capital.» De quoi s’inspirer des sensations et du plan de jeu de Wimbledon? «En un sens, oui. Mais en arrivant en finale de Wimbledon, j’y jouais depuis trois semaines. Là, ça fait juste six jours. Ce n’est pas tout à fait pareil en termes d’acquis.»

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2. Ses sensations ne seront que meilleures

Cette dernière réponse est un aveu: Roger Federer n’est pas du tout content avec ses sensations depuis deux matches. Mais alors pas du tout. Le constat n’est pas réjouissant mais il cache un espoir. En entrant sur le court ce soir, il aura 99% de chance de se sentir mieux que mercredi. Or comme le Bâlois est un joueur qui construit sa confiance sur le ressenti, cette amélioration (qu’il faut espérer significative) va forcément le booster. À l’inverse, sa magistrale demi-finale de Wimbledon contre Nadal avait ce léger désavantage qu’il ne pouvait pas retrouver le même état de confiance (presque dans la «zone») le dimanche en finale. Attaquer ce match crucial avec le sentiment de progresser ne pourrait-il l’aider à se relâcher?

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3. La finale de Wimbledon peut aussi l’aider

Même si elle a traumatisé le public suisse et sans doute laissé quelques traces dans la tête de «RF», la dernière finale de Wimbledon n’est pas qu’un cauchemar. «On a beaucoup joué depuis et je crois que l’on peut les deux retirer du positif de cette finale, insistait le Bâlois mardi. Lui un peu plus que moi, évidemment. Mais de mon côté aussi.» Un positivisme que valide totalement Marc Rosset, en cabine pour la RTS à l’O2 comme il y a quatre mois à Church Road. «Il a raison. On peut revoir la finale cent fois, le constat reste: «Rodge» est meilleur durant les 99% du match. C’était il y a quatre mois, pas il y a quatre ans. S’il joue à ce niveau, il est capable de battre Djokovic.»

Mathieu Aeschmann, Londres

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