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TennisSofia Kenin est championne d’Australie!

L’Américaine a surmonté un départ difficile pour battre une Garbiñe Muguruza entamée physiquement. Elle fête son premier sacre majeur.

Novak Djokovic s'en va après la traditionnelle séance photos du vainqueur de l'Open d'Australie au lendemain de son titre.
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Keystone
Novak Djokovic prend la pose avec le trophée Norman Brookes Challenge au lendemain de son sacre.
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Keystone
Le Canadien Denis Shapovalov, classé 13e joueur mondial, a perdu ses nerfs et la partie face au Hongrois Marton Fucsovics.
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AFP
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Sofia Kenin s’en souviendra toute sa vie. La jeune Américaine (21 ans, 15e mondiale) s’est relevée comme une grande d’une entame moyenne pour imposer son jeu et son incroyable détermination à Garbiñe Muguruza sur la plus grande des scènes (4-6, 6-2, 6-2). Sous les yeux effarés de son père Alexander – qui avait quitté Moscou avec sa femme, son bébé et quelques sous en 1998 - elle est devenue une championne de Grand Chelem. La onzième différente sur les treize derniers Majeurs. La première Américaine depuis Serena Williams ici même en 2017.

Et pourtant, Sofia Kenin avait commencé par se tromper de chemin. Sans doute pour éviter de s’exposer à la puissance de «Mugu», elle commençait en effet le match avec une volonté exagérée de casser le rythme. Amortie, slice, quelques balles bombées, le plan de jeu de l'Américaine n’était pas faux. Mais il ne collait pas à ses qualités. Et comme dans le même temps, l’Espagnole, servait 80% de premières balles, c’est elle qui prenait le meilleur départ (4-2) pour empocher logiquement le set initial (6-4).

Etat de choc

Seulement à ce moment-là, Sofia Kenin était déjà revenue à un schéma plus classique. Plus solide à l’échange, elle avait commencé son travail de sape en déplaçant de plus en plus la championne de Wimbledon 2017. Sont-ce ces efforts qui ont fait tomber le pourcentage de premières balles de l’Espagnole? Ou cette une douleur en bas du dos pour laquelle la physio de la WTA vint l’ausculter à la fin du deuxième set? Il y a sans doute un peu des deux. Toujours est-il que cette finale avait clairement basculé.

En championne, Garbiñe Muguruza s’arracha pour faire monter le match à un niveau soudain très séduisant au début de la manche décisive. Mais alors que «Mugu» survivait grâce à son service, un retour slicé chanceux de Kenin lui arracha une horrible faute en revers qui lui coûta le break décisif (2-4). L’Américaine tenait sa grande chance, sous les yeux de Dinara Safina dans le rôle de «grande sœur». Elle n’allait pas la lâcher, pas son genre. C’est au contraire l’Espagnole qui allait accélérer son bonheur, en lui offrant trois doubles fautes dans le dernier jeu. Sofia Kenin pouvait basculer dans une forme d'état de choc. «Je vous annonce que, officiellement, mon rêve est devenu réalité.»

Mathieu Aeschmann, Melbourne

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