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Roger Federer craint un faux départ au Masters

Depuis Londres, «RF» a reconnu qu’il jouerait gros dès dimanche contre Dominic Thiem. «Je vais devoir sortir à fond des starting-blocks».

Roger Federer sait qu'il doit gagner son premier match.
Roger Federer sait qu'il doit gagner son premier match.
Keystone

Avec l’âge, Roger Federer ne prend même plus la peine de dissimuler ses petites angoisses. Sans doute parce qu’elles sont assez relatives. Plus sûrement encore parce que ses 20 ans de carrière lui ont appris les bienfaits de les fixer droit dans les yeux. Ainsi vendredi dans les catacombes de l’O2 Arena, le doyen des maîtres a joué cartes sur table. Oui, il «se sent super bien». Vrai, «ce Masters est un objectif prioritaire». Mais soyons honnêtes: «avec Djokovic dans le groupe, il faudra battre Dominic Thiem d’entrée pour s’enlever de la pression».

Qualifié pour la 17e fois, Roger Federer connaît trop bien le format du Masters. Si le «round robin» offre théoriquement une deuxième chance en cas de défaite, certains faux pas pèsent plus lourd que d’autres. Ce serait le cas contre l’Autrichien - 5e mondial et vainqueur de leurs deux duels cette saison (Indian Wells et Madrid). Pourquoi? Parce que dans un groupe qui compte aussi l’épouvantail Djokovic (No 2) et le bizuth Berrettini (No 8), les chances sont minces de voir la hiérarchie bousculée. «Je vais devoir sortir à fond des starting-blocks parce que Dominic n’est pas un premier adversaire logique, a rappelé l’homme aux six Masters. À Bâle, en Grand Chelem ou partout ailleurs, tu commences normalement contre un 50e mondial, pas contre un Top 5.»

«Physiquement, je suis au top»

La différence peut sembler marginale pour des joueurs qui, à l’année, affrontent une quinzaine de «Top 10». Elle est en réalité énorme. «Je pense que l’on sous-estime à quel point c’est différent, insistait le Bâlois vendredi. Toute la saison, nous trouvons un rythme - en nous habituant aux balles, à la surface, aux sensations du moment - sur la durée de plusieurs matches. Or au Masters, il faut trouver ce rythme tout de suite. Car si tu ne joues pas proche des lignes contre les meilleurs, ils te le font payer. Ici, on a la pression dès le début. C’est comme ça et je ne l’avais pas trop bien gérée l’année dernière.» Transparent contre Nishikori d’entrée, Roger Federer avait alors cravaché pour se qualifier. Des efforts qu’il avait payés en demi-finale contre «Sascha» Zverev.

L’homme aux vingt titres du Grand Chelem débarque donc à Londres sur ses gardes. Et c’est peut-être une bonne nouvelle tant cette posture n’entame en rien sa confiance. «La petite coupure après les Swiss Indoors m’a fait du bien. Physiquement, je suis au top. En plus, les balles sont les mêmes qu’à Bâle et je trouve la surface très agréable.» Avec une victoire dimanche soir contre Dominic Thiem (21h), le tableau deviendrait donc presque idyllique.

Mathieu Aeschmann, Londres

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