Boris Cespedes doit jouer comme Busquets!

FootballLongtemps considéré comme un éternel espoir, le jeune milieu de terrain servettien a compris qu'il devait changer pour jouer. Alain Geiger devrait encore l'aligner d'entrée à Bâle.

Boris Cespedes espère bien ne pas s'arrêter en si bon chemin.

Boris Cespedes espère bien ne pas s'arrêter en si bon chemin. Image: Eric Lafargue

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Que ce soit au niveau de l’école, de ses études ou sur un terrain, il a toujours eu beaucoup de facilité. Parfois un peu trop, tombant souvent dans un excès de supériorité. Boris Cespedes, qui a gravi les échelons en sifflotant, a longtemps été considéré comme un éternel espoir, avec l’étiquette du gars pas trop sérieux. Mais le Verniolan de 24 ans, qui n’a connu que le maillot grenat et celui d’Étoile Carouge, a fini par se faire une raison: qu'il devait en faire plus pour gagner sa place en Super-League.

En l’absence de Gaël Ondoua, qui s’est blessé contre Sion, ce Bolivien d’origine a su saisir sa chance, dimanche dernier lors du succès face à Lucerne, en étant aligné d’entrée de jeu dans le onze. «C’était un objectif que je m’étais fixé, il est atteint, se réjouit le No 5 d’Alain Geiger. Mais si je suis autant ravi de ma performance personnelle que collective, j’espère bien ne pas m’arrêter là.» L’ex-international M19 sait qu’on compte sur lui cette saison. «Quand tu évolues en Super League, le cadre change, il y a plus de caméras, plus de public, ce n’est que du bonheur pour nous, on prend du plaisir et cela se voit.»

Il a changé deux ou trois trucs dans sa vie

Avec une troisième place au classement, le néo-promu genevois, toujours invaincu après trois journées, va même s’offrir ce samedi un choc au sommet à Bâle dans ce Parc Saint-Jacques qui devrait être bien garni. «Peu de gens s’attendaient à ce que nous soyons aussi bien classé, mais en continuant de produire le jeu qui a fait notre force la saison dernière, cela marche toujours aussi bien, alors on continue ainsi.» Bâle ou pas, Boris Cespedes et ses coéquipiers ne vont rien changer à leurs habitudes ce samedi soir. «On ne sait pas trop reculer...»

Ancien attaquant reconverti en milieu défensif depuis trois ans, Boris Cespedes a rapidement trouvé ses repères dans ce nouveau rôle qu’il apprécie. «Je me sens bien dans cette équipe et cela se voit sur le terrain», se réjouit le Genevois qui ne cesse de prendre du galon. «Vous savez, pour un jeune formé au Servette FC, quand on ne part pas ailleurs, les gens nous voient toujours comme des jeunes, mais j’ai 24 ans et c’est le moment pour moi de franchir un palier, c’est la saison pour le faire.»

L’ex-junior, qui avait 6 ans quand il a enfilé son premier tricot grenat, a tout connu ou presque dans ce club. «J’ai été envoyé deux fois à Carouge, six mois en première ligue promotion, une deuxième fois où cela s’est moins bien passé, puis enfin avec les M21 du SFC, se souvient Boris. Mais une fois que Meho Kodro m’a repris, j’ai compris que je devais m’accrocher en étant toujours au top à l’entraînement.» Pour cela, il a changé deux ou trois trucs dans sa vie, notamment au niveau de son alimentation. «Quand on est jeune, on ne fait pas forcément attention, mais depuis que j’ai changé quelques petits détails quotidiennement, c’est payant.»

«L’important est d’être dans l’effectif»

De quoi convaincre son entraîneur, Alain Geiger, qui a d’ailleurs bien aimé sa dernière performance face à Lucerne. «Je lui ai demandé de jouer comme Busquets, se marre le Valaisan. Il a été au départ des actions et a récupéré beaucoup de ballons, en étant très dynamique. Il m’a bien plu, même si j’aurais aimé qu’il aille encore plus vers l’avant, qu’il mette des ballons à nos attaquants à 30 ou 40 mètres du but. Mais avec le temps, on va arriver à ce qu’il se positionne encore mieux sur le terrain, qu’il soit plus offensif.» Un comble, lui l’ancien buteur!

Si Boris Cespedes devrait être encore aligné dans le onze à Bâle, son coach lui a fait comprendre que titularisation ne doit pas rimer avec obsession, qu’à un moment donné, il devra accepter aussi un autre rôle dans l’équipe, sur le banc. «Les joueurs ont tendance à trop se focaliser sur le fait qu’ils jouent d’entrée ou pas, soupire le technicien de la Praille. En Super League, l’important est d’être dans l’effectif et d’amener son énergie quand on est sur le terrain, en montrant ses capacités.»

L’alter ego d’Ondoua aura toujours sa chance, il le sait maintenant. «Je me rappelle, alors que le championnat n’avait pas encore repris, qu’il voulait aller dans un endroit où il jouerait davantage. Mais quand tu passes de Challenge en Super League, cela vaut la peine de s’accrocher, ne serait-ce que dix matches. C’est une belle vitrine pour montrer sa valeur, aux joueurs d’en profiter.» En déposant leur belle marchandise sur la pelouse...

Créé: 09.08.2019, 18h18

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