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Après Servette – XamaxDjourou: «Je veux montrer que le niveau est là»

Le Genevois qui a rebondi à Xamax après la fin en queue de poisson à Sion, n’a pas dit son dernier mot.

Johan Djourou tentant d’intercepter la passe de Tasar vers Alvers samedi.
Stade de Genève
Johan Djourou tentant d’intercepter la passe de Tasar vers Alvers samedi.
Eric-Lafargue

Titulaire au coup d’envoi avec Xamax pour défier Servette au Stade de Genève samedi, Johan Djourou avait le sourire après ce match amical remporté 3-0. Il avait été licencié par Christian Constantin durant la crise sanitaire, pour avoir refusé de baisser son salaire. C’est pour cette raison qu’il aura le droit de terminer la saison avec les Neuchâtelois.

Johan, quelles sont les premières sensations après ce match amical à huis clos et cette victoire de Xamax?

C’est bizarre, évidemment. Chaque joueur doit prendre ses responsabilités, pour mettre de la vie dans son jeu afin de faire face à ce manque d’ambiance, puisqu’il n’y a pas de public. Cela s’est bien passé pour nous, même si c’était une rencontre de préparation. J’ai connu beaucoup d’entraîneurs qui disaient qu’un match amical, cela n’existe pas. Qu’il faut gagner. Nous avons gagné, 3-0, c’est 3-0.

On sent aussi que pour vous, après ce qui s’est passé à Sion, c’est une victoire personnelle, non?

Totalement. Je le prends comme une victoire personnelle, c’est vrai. Je m’y préparais, j’ai mis tous les atouts pour soigner ma blessure contractée à Sion et pour être en forme pour la suite. Je ne suis pas à Xamax pour faire mes preuves. Mais pour montrer que le niveau est là. C’était un bon test, tout va bien, je me sens bien.

Vous vous êtes engagés avec Xamax pour la fin de la saison, ces treize matches qui restent. Avec dans l’idée de convaincre et de signer ensuite un contrat pour la prochaine saison?

Je ne me concentre pour le moment que sur cette fin de saison à jouer. Je veux apporter mon expérience à Xamax. Après, on verra bien.

C’est la première fois que vous jouez au Stade de Genève avec le maillot d’un club de Super League sur le dos et pas celui de l’équipe de Suisse. Pour le Genevois que vous êtes, cela fait quoi?

C’est un honneur. J’en suis ravi. Malheureusement, eu égard aux conditions du huis clos imposé, ma famille ne pouvait pas être là pour m’encourager. C’est dommage. J’aurais bien réservé une vingtaine de billets…

Un mot sur ce Servette que vous avez battu 3-0?

Servette a toutes les qualités qu’il faut pour être une belle équipe. Mais la pause a coupé l’élan de certaines équipes, la confiance aussi. Il faudra reconstruire tout cela et c’est ce à quoi les Servettiens doivent s’atteler. En fait, nous repartons presque tous de zéro maintenant, avec une fin de saison qui va se disputer dans des circonstances particulières, avec des contraintes. Les équipes les plus soudées et préparées à cela seront celles qui s’en sortiront le mieux.