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Ville de GenèveDix rues et places renommées d’après des femmes

Le canton de Genève a approuvé la demande de la Ville pour renommer dix rues et places genevoises en l’honneur de femmes marquantes. La demande de la Ville fait écho au projet 100Elles*.

100Elles* avait mené un autre projet en 2019. 100 plaques avec des noms de femmes (remplissant les critères officiels pour obtenir une rue à leur nom) avaient été déposées en parallèle des noms officiels.
100Elles* avait mené un autre projet en 2019. 100 plaques avec des noms de femmes (remplissant les critères officiels pour obtenir une rue à leur nom) avaient été déposées en parallèle des noms officiels.
KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI

La Ville de Genève va renommer dix rues et places d’après des femmes marquantes. Le canton a approuvé mercredi sa demande qui fait suite au projet 100Elles* visant à donner leur place aux femmes dans l’histoire et l’espace public genevois.

À la fin de l’année, la place des 22-Cantons s’appellera place Lise-Girardin, du nom de la première femme maire de la Ville Genève et en Suisse, en 1968, et première femme élue au Conseil des États, en 1971. L’avenue William-Favre va inclure sa sœur Alice, présidente de la Croix-Rouge genevoise, tandis que la rue de la Pisciculture deviendra celle des Trois-Blanchisseuses, d’après un fait divers tragique.

«Il s’agit de la première fournée, d’autres suivront ces prochaines années», a indiqué devant les médias le président du Conseil d’État Antonio Hodgers. À Genève, seulement 7% des rues portant des noms de personnes font référence à des femmes.

La Ville de Genève se réjouit de cette décision. Elle va accompagner les habitants et entreprises concernés par ces changements. Elle précise mercredi que les démarches à entreprendre seront limitées, puisque la plupart des modifications se feront de manière automatique et groupée auprès de l’Office cantonal de la population, des Services industriels ou encore de La Poste.

Quatre noms en attente

Pour ces modifications, des lieux qui ont peu d’adresses ont été choisis, sans pour autant se limiter à des ruelles sans visibilité. Le rapport entre la personne et le lieu a aussi été pris en compte, tout comme les répétitions. Alors qu’il existe un pont et une rue des Acacias, le parc éponyme deviendra le parc Eglantyne-Jebb, d’après la fondatrice de l’association Save the Children et auteure de la première Déclaration des droits de l’enfant.

La commission cantonale de la nomenclature a toutefois refusé de débaptiser la place du Cirque et quatre rues. Informés par la Ville de Genève de cette démarche, les habitants de la rue Jean-Violette, par exemple, se sont opposés à ce qu’elle soit renommée. La Municipalité doit faire de nouvelles propositions de rues pouvoir leur donner les noms de quatre femmes validés par la commission.

ATS/NXP