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Disparition en Alsace
L’inquiétude s’accroît, battue infructueuse

Participants take part in a search to find Lina, a 15-year old girl who disappeared as she was walking from her home towards the train station of Saint-Blaise-la-Roche, on September 26, 2023. More than 200 people took part on the morning of September 26, 2023, in a new search to find Lina, near the small Alsatian village of Saint-Blaise-la-Roche. (Photo by PATRICK HERTZOG / AFP)
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L’inquiétude s’accroît dans le village alsacien où Lina, 15 ans, a disparu samedi, une nouvelle battue rassemblant environ 380 personnes restant vaine mardi, malgré d’importants moyens de recherche.

L’adolescente devait se rendre à pied samedi matin de son domicile à la gare de Saint-Blaise-la-Roche, à trois kilomètres de là, où elle projetait de prendre le train pour Strasbourg où l’attendait son petit ami. Ne la voyant pas arriver, celui-ci a donné l’alerte.

Près de 400 personnes, proches, connaissances ou habitants des alentours se sont rassemblés mardi dans la matinée près d’un étang de pêche à la sortie du village de 250 habitants, à côté de la petite route que devait emprunter la jeune fille pour aller à la gare.

Répartis dans différents groupes, les volontaires ont arpenté les environs, champs en bordure de la rivière la Bruche, zones forestières plus escarpées ou talus en bordure de la voie ferrée, dans ce village au pied du massif des Vosges.

Équipes cynophiles et un hélicoptère

La mère, très affectée, et le père de Lina ont participé à la battue.

Celle-ci était encadrée par 35 gendarmes, accompagnés d’équipes cynophiles et d’un hélicoptère. Elle a pris fin vers 13 h 30, les gendarmes remerciant les volontaires et les renvoyant chez eux.

Les autorités n’ont pas su dire dans l’immédiat si d’autres recherches seraient organisées ultérieurement.

L’enquête est confiée à la section de recherche de Strasbourg, co-saisie avec le groupement de gendarmerie du Bas-Rhin.

La procureure de Saverne, Aline Clérot, doit tenir une conférence de presse mardi à 17 h 00 pour faire le point.

«Je ne crois pas une seule seconde qu’elle aurait fugué»

«Je la connais très bien, ça me tenait à coeur de venir», a confié en début de matinée Thibault, un ami de Lina qui n’a pas souhaité donner son nom de famille.

«Ça fait deux jours que je suis dedans, deux jours que je n’en reviens pas. Elle m’écrivait encore vendredi», a ajouté Thibault, avant de s’exprimer au passé. «Elle avait un grand cœur, un bon fond, une belle mentalité, toujours prête à profiter des bonnes choses. Elle était très proche de sa maman, elle faisait toujours attention à ne pas la décevoir, et je ne crois pas une seule seconde qu’elle aurait fugué.»

«Je suis bouleversée, bouleversée que dans notre petite vallée… On ne croit jamais que des choses pareilles arrivent, et pourtant», déclare de son côté Françoise Latunur, retraitée de 74 ans venue prêter main-forte. «Alors, on fera tout ce qu’on peut, et on espère encore toujours qu’elle va donner des nouvelles, cette petite Lina.»

Selon son ami Thibault, l’adolescente est entrée cette année en CAP aide à la personne dans un établissement situé à quelques kilomètres de Saint-Blaise-la-Roche, la petite commune située à une soixantaine de kilomètres au sud-ouest de Strasbourg où elle réside. Ses parents sont séparés, sa mère est infirmière et Lina n’a semble-t-il plus beaucoup de relations avec son père.

«Je veux retrouver ma fille»

Lundi, la mère de Lina, très émue, s’était adressée aux journalistes pour remercier «tous les gens qui participent, la gendarmerie pour leur réactivité, tous les gens qui me soutiennent, ma famille, mes amis qui sont là depuis la première minute».

«Je veux retrouver ma fille, je veux qu’elle soit près de moi. Comme toute maman, vous comprendrez bien que c’est difficile, c’est une torture de ne plus avoir son enfant près de soi, quelque chose que je ne souhaite à personne, une grande douleur», avait-elle ajouté.

Plusieurs ratissages avaient déjà été organisés sur les lieux potentiels de la disparition, dimanche et lundi. Lundi après-midi, 130 personnes avaient déjà participé à une battue, «encadrées de la gendarmerie et assistées d’un hélicoptère équipé de caméras thermiques», avait précisé le parquet de Saverne.

«Je ne connais pas personnellement la famille mais je connais bien le terrain», témoignait Gilles Bondoux, 60 ans, venu de La Broque, à une dizaine de kilomètres. «C’est très accidenté, il y a beaucoup de ruisseaux, des étangs. C’est de la moyenne montagne, il y a beaucoup de forêt. Quand on habite par ici on a l’habitude de randonner dans les petits sentiers, il y a aussi beaucoup de sangliers.»

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