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LiveGuerre en Ukraine
La Russie a lancé plus de 100 drones, ciblant notamment Kiev
Zelensky dénonce de nouvelles frappes russes contre l’Ukraine
Washington suspend l’accès de l’Ukraine à son imagerie spatiale

Nos derniers articles sur la guerre en Ukraine:

Zelensky est «obsédé par la guerre», observe Moscou

La Russie a affirmé samedi que la visite de Volodymyr Zelensky à Washington a été un «échec complet», après son clash avec Donald Trump. Elle a accusé le dirigeant ukrainien d’être «obsédé par la poursuite de la guerre» avec Moscou.

La visite «est un échec politique et diplomatique complet du régime de Kiev», a déclaré la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, accusant M. Zelensky d’être «incapable de faire preuve de sens des responsabilités» et de «refuser la paix».

Les objectifs de la Russie en Ukraine «restent inchangés», selon Moscou

La Russie a affirmé que ses objectifs en Ukraine, qui passent par l’annexion des territoires occupés et la «démilitarisation» du pays, restaient «inchangés», au lendemain d’une visite catastrophique du président ukrainien Volodymyr Zelensky aux Etats-Unis.

«Les objectifs de la Russie restent inchangés et sont la démilitarisation et la dénazification de l’Ukraine, ainsi que la reconnaissance des réalités existantes sur le terrain», a indiqué la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, dans un communiqué.

Zelensky s’entretiendra avec Keir Starmer à Londres samedi

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky sera reçu samedi à Downing Street par le Premier ministre britannique Keir Starmer, à la veille d’un sommet d’une douzaine de dirigeants européens à Londres, a indiqué à l’AFP une porte-parole de Downing Street.

«Le Premier ministre et le président Zelensky se rencontreront à Downing Street cet après-midi», a-t-elle indiqué, après que des médias britanniques ont diffusé des images d’un avion arborant le drapeau ukrainien atterrir dans un aéroport au nord de Londres.

L’Ukraine craint un arrêt du soutien américain après l’altercation avec Trump

L’Ukraine se préparait samedi au risque d’un arrêt du crucial soutien américain, envisageant de se tourner vers les Européens face à la Russie, après la vive altercation ayant opposé les président Volodymyr Zelensky et Donald Trump à la Maison Blanche.

L’échange houleux vendredi à Washington entre Donald Trump et le vice-président JD Vance, d’une part, et Volodymyr Zelensky, d’autre part, plonge les relations ukraino-américaines à un niveau de tensions inédit.

Rencontre à la Maison-Blanche entre Donald Trump, Volodymyr Zelensky et JD Vance pour discuter d’un accord économique sur les ressources de l’Ukraine.

Volodymyr Fessenko, un analyste politique ukrainien, voit dans cette altercation une «défaite pour les deux parties», qui selon lui «devait se produire tôt ou tard».

«Les Etats-Unis ne sont plus un allié de l’Ukraine», constate-t-il auprès de l’AFP, ajoutant qu’il ne faut plus se faire «d’illusions» sur le maintien du soutien militaire américain.

Selon lui, un arrêt de l’aide américaine peut avoir des conséquences «significatives» sur le front car ce soutien ne se limite pas à la fourniture d’armes, mais englobe également le renseignement et les communications militaires.

Malgré son altercation avec Donald Trump, Volodymyr Zelensky a dit vendredi croire que leur relation pouvait survivre à l’incident, tout en estimant ne pas devoir d’excuses au dirigeant américain.

«Le jeu de la Russie»

Pourtant, selon des sources au sein de l’administration américaine citées par le New York Times et le Washington Post, toute l’aide américaine à l’Ukraine -- y compris les dernières livraisons de munitions et d’équipements autorisées et payées sous l’administration de Joe Biden -- pourrait être annulée de manière imminente.

La suppression, par l’administration Trump, de la grande majorité des financements à l’étranger de l’agence USAID a déjà eu des effets dévastateurs parmi les ONG et les médias en Ukraine.

Les Etats-Unis ont accordé à l’Ukraine 64 milliards d’euros d’aide militaire depuis le début de l’invasion russe il y a trois ans, selon des chiffres officiels. Selon l’institut allemand Kiel, Washington a donné à l’Ukraine, entre 2022 et fin 2024, 114,2 milliards d’euros en aide financière, humanitaire et militaire.

L’Union européenne et les pays européens ont contribué à hauteur de 132,3 milliards d’euros, selon cette source.

«Très compliquée»

Selon une source militaire européenne, la situation risque de devenir «très compliquée» pour l’Ukraine d’ici mai ou juin sans une nouvelle aide américaine, en plus de ce qui a déjà été promis par l’administration précédente.

Face à cette situation, Kiev veut croire à un sursaut européen. Une source au sein de la présidence ukrainienne a assuré à l’AFP qu’»une nouvelle alliance avec les pays européens protégera la liberté, la démocratie et les valeurs que nous partageons».

L’Ukraine pense désormais que Donald Trump et JD Vance «jouent ouvertement le jeu de la Russie», a affirmé cette source.

«Totalement stupide»

Donald Trump a entamé ces dernières semaines un rapprochement inattendu avec le président russe Vladimir Poutine et s’est fait l’écho de certains de ses arguments concernant l’Ukraine, faisant craindre un abandon du pays envahi par la Russie en février 2022.

Les alliés européens de Kiev se sont empressés de se rallier à M. Zelensky vendredi après son altercation avec M. Trump et avant un sommet à Londres visant à plaider en faveur d’une «paix juste et durable».

Pour Ilia Neskhodovsky, directeur de l’Institut ukrainien pour la transformation sociale et économique, l’Ukraine n’a d’autre choix désormais que de compter sur le soutien de l’Europe.

«M. Zelensky a eu raison de défendre notre dignité, mais c’était une erreur d’entrer dans un conflit» avec Donald Trump, estime-t-il.

De nombreux Ukrainiens interrogés par l’AFP ont exprimé leur soutien au président Zelensky, le félicitant d’avoir défendu son pays.

«Totalement stupide»

Oleksiï Gontcharenko, député d’opposition, a lui critiqué le président, en déclarant qu’il était «totalement stupide» de se disputer avec M. Trump devant les caméras.

Donald Trump et Volodymyr Zelensky discutent dans le Bureau ovale de la Maison Blanche le 28 février 2025, concernant un accord sur les ressources minérales de l’Ukraine.

«Nous avons vu la fin de notre relation avec Trump à ce moment là», a-t-il ajouté, avertissant que l’arrêt de l’aide militaire américaine pourrait avoir de «très mauvaises conséquences».

Le site ukrainien European Pravda a cependant estimé dans un éditorial que Washington n’était «pas pressé de brûler les ponts» avec l’Ukraine, malgré l’échange d’une grande violence entre MM. Zelensky et Trump.

A l’heure actuelle, Washington n’a pas fait clairement savoir ses intentions quant à la poursuite de l’aide américaine à l’Ukraine.

La Russie revendique la prise de 2 villages dans l’est de l’Ukraine

L’armée russe a revendiqué samedi la prise de deux nouveaux villages dans l’est de l’Ukraine, poursuivant son avancée sur le front, tandis que des bombardements ont fait au moins un mort et une vingtaine de blessés dans plusieurs régions du pays.

Selon le rapport quotidien du ministère russe de la Défense, les forces de Moscou se sont emparées des localités de Soudné et de Bourlatské, toutes deux situées dans le sud de la région orientale de Donetsk.

Ces deux villages se trouvent au nord de Velyka Novossilka, ville prise fin janvier par l’armée russe, dans un secteur où les positions n’avaient globalement pas bougé au cours de l’année 2024.

154 drones

L’armée de l’air ukrainienne a de son côté rapporté que la Russie a lancé au cours de la nuit 154 drones sur plusieurs régions du pays, dont elle assure en avoir abattu 103, tandis que 51 ont disparu des radars «sans conséquences négatives».

Semblant contredire ce bilan, les autorités de plusieurs régions d’Ukraine ont fait état de victimes et de destructions.

Dans la région d’Odessa (sud), une personne a été tuée et trois blessées, selon le Parquet ukrainien. Dans celle de Kharkiv (nord-est), 12 personnes ont été blessées et deux autres dans celle de Kherson (sud), selon les autorités locales.

Deux personnes ont également été blessées à Pokrovsk, ville minière de l’est ukrainien menacée depuis des mois par l’avancée des forces russes, a indiqué son administration militaire.La Russie revendique la prise de 2 villages dans l’est de l’Ukraine

Zelensky multiplie les messages de remerciement après l’altercation avec Trump

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a multiplié samedi les messages de remerciement à ses soutiens européens après la vive altercation l’ayant opposé à la Maison Blanche à son homologue américain Donald Trump.

Le compte sur X de M. Zelensky comportait samedi et vendredi soir plus d’une trentaine de phrases «Merci pour votre soutien», en réponse aux message de soutien des dirigeants européens, dont celui du président français Emmanuel Macron.

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Malgré l’altercation à Washington, M. Zelensky a aussi remercié les Etats-Unis pour «leur soutien» et «cette visite», ainsi que le président Donald Trump, le Congrès et le peuple américain.

«L’Ukraine a besoin d’une paix juste et durable et nous travaillons exactement à cela», a encore indiqué M. Zelensky sur X.

Le ministère ukrainien des Affaires étrangères a également multiplié les messages «Merci» sur X, en réponse au soutien affiché par les ministères des pays européens à l’Ukraine.

Karin Keller-Sutter s’engage pour la paix

La présidente de la Confédération Karin Keller-Sutter a réaffirmé samedi matin l’engagement en faveur d’une paix en Ukraine. La Suisse reste déterminée à soutenir une paix juste et durable, a-t-elle écrit sur la plateforme X.

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La Suisse condamne «l’agression de la Russie contre un Etat souverain», écrit encore Karin Keller-Sutter dans sa prise de position.

Karin Keller-Sutter s’exprime lors d’une conférence de presse sur la politique financière à Berne, avec un drapeau suisse en arrière-plan.

Après le coup d’éclat de la rencontre entre le président américain Donald Trump et son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, plusieurs dirigeants européens ont apporté leur soutien à l’Ukraine.

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a écrit sur X à l’adresse de M. Zelensky: «Votre dignité honore le courage du peuple ukrainien».

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Selon la responsable des affaires étrangères de l’UE Kaja Kallas sur X, il est devenu clair «que le monde libre a besoin d’un nouveau leader. C’est à nous, Européens, de relever ce défi».

Trump et Zelensky: et maintenant?

L’altercation publique entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky, vendredi à la Maison Blanche, fait éclater au grand jour le fossé qui s’est creusé entre Washington et Kiev, et interroge sur la suite, sous le regard ravi de Moscou et celui d’Européens médusés.

Le ton montait déjà depuis quelques semaines entre le président américain et le dirigeant ukrainien, que Donald Trump a qualifié de «dictateur» avant de minimiser son commentaire, sans pour autant se rétracter.

Leurs relations se sont tendues après le désormais fameux coup de fil du 12 février entre le président américain et son homologue russe, Vladimir Poutine, pour qui M. Trump ne fait pas mystère de son admiration.

Rapprochement spectaculaire

Volodymyr Zelensky, tout comme ses alliés européens, craint de faire les frais du rapprochement spectaculaire des Etats-Unis avec Moscou, et cherche désespérément des garanties de sécurité en cas de cessation des hostilités, que Washington se refuse pour l’instant à donner.

D’autant plus après la réunion inédite mi-février entre responsables américains et russes en Arabie saoudite, qui ont lancé des négociations pour mettre fin à la guerre sans avoir invité ni Kiev, ni les Européens.

L’administration Trump semble obsédée par le fait que l’Ukraine ne serait pas «reconnaissante» envers les Etats-Unis, qui lui ont fourni une aide massive pour sa défense face à la Russie.

C’est d’ailleurs ce reproche qui a fait déraper l’entretien vendredi dans le Bureau ovale.

«Quand il sera prêt à la paix»

Après le départ prématuré de son homologue de la Maison Blanche, Donald Trump a asséné sur sa plateforme Truth Social que M. Zelensky pourrait revenir «quand il sera prêt à la paix».

Pour Brian Finucane, de l’International Crisis Group, «la prestation du président et du vice-président dans le Bureau ovale est sans précédent, mais pas tout à fait surprenante compte tenu des sentiments bien connus du président Trump à l’égard du soutien militaire américain à l’Ukraine et du récit de la guerre de la Russie contre l’Ukraine qu’il a promu».

Le président américain refuse de considérer Moscou comme responsable du conflit.

Cri de ralliement européen

«La manière dont les Américains ont fait pression sur nous, les termes qu’ils ont utilisés pour parler de Zelensky, de l’Ukraine il y a une semaine, leur attitude vis-à-vis des négociations, leur évaluation de la guerre russo-ukrainienne (…). Tout cela montre que cette rupture, cette explosion, devait se produire tôt ou tard», énumère de son côté l’analyste politique ukrainien Volodymyr Fesenko, directeur du centre d’analyse Penta.

«La suite n’est pas claire», juge Brian Finucane, soulignant que des indications émanant de l’administration laisse entendre «qu’elle pourrait réduire les livraisons d’armes à l’Ukraine actuellement dans les tuyaux», approuvées par la précédente administration de Joe Biden.

Qui-vive

Les alliés européens de l’Ukraine sont sur le qui-vive, et se sont empressés de se ranger derrière Kiev.

«L’Ukraine peut compter sur l’Allemagne et sur l’Europe», a réagi le chancelier allemand Olaf Scholz, tandis que la cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni a appelé à la convocation «sans délai» d’un «sommet» entre les Etats-Unis, l’Europe et leurs alliés sur l’Ukraine.

Mais la cheffe de la diplomatie de l’Union européenne, Kaja Kallas, a ouvertement officialisé la rupture en remettant en question le leadership américain en Occident.

«Aujourd’hui, il est devenu clair que le monde libre a besoin d’un nouveau leader», a-t-elle écrit sur les réseaux sociaux.

«Troisième Guerre mondiale»

Le président français Emmanuel Macron a lui déclaré que «si quelqu’un joue à la Troisième Guerre mondiale, c’est Vladimir Poutine», et non Volodymyr Zelensky, comme l’en a accusé Donald Trump.

Une quinzaine de dirigeants européens doivent se retrouver dimanche à Londres à l’invitation du Premier ministre britannique Keir Starmer, lui-même de retour d’une visite à Washington après celle lundi du président français.

Un sommet européen spécial consacré à l’Ukraine a également été convoqué le 6 mars par le président du Conseil européen Antonio Costa.

Zelensky espère restaurer sa relation avec Trump après leur vive altercation

Volodymyr Zelensky a assuré que sa relation avec Donald Trump pouvait survivre à leur spectaculaire altercation vendredi dans le Bureau ovale, quand le président américain est allé jusqu’à menacer, devant les caméras, de «laisser tomber» l’Ukraine.

Volodymyr Zelensky au studio Fox News à Washington, DC, vue du Capitole en arrière-plan, le 28 février 2025.

L’empoignade verbale a entraîné le départ prématuré du président ukrainien de la Maison Blanche, sans signer l’accord sur les minerais pour lequel il avait fait le déplacement à Washington.

«Il pourra revenir quand il sera prêt à la paix», a assené le président américain sur son réseau social, peu après leur entretien houleux dans le Bureau ovale où Donald Trump s’est montré très en colère.

Marco Rubio appelle Zelensky à s’excuser après l’altercation avec Trump

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a appelé vendredi le président ukrainien Volodymyr Zelensky a s’excuser après l’altercation avec le président Donald Trump à la Maison-Blanche. Le dirigeant ukrainien devrait «s’excuser de nous avoir fait perdre notre temps pour une réunion qui allait se terminer de la sorte», a affirmé le chef de la diplomatie américaine lors d’une interview à la chaîne CNN.

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio assis dans le bureau ovale lors d’une réunion.

«Nous avons détaillé très clairement ce qu’était notre plan, qui est d’amener les Russes à la table des négociations», a-t-il dit. Mais «depuis dix jours dans tous les engagements que nous avons eus avec les Ukrainiens, il y a eu des complications, y compris les déclarations publiques du président Zelensky», a-t-il dit en s’interrogeant sur la volonté du président ukrainien «de conclure la paix».

«Peut-être qu’il ne veut pas d’accord de paix. Il dit qu’il le souhaite mais peut-être que ce n’est pas le cas», a déclaré Marco Rubio, ajoutant que «cette façon de saper les efforts pour amener la paix est très frustrante».

L’Australie réaffirme son «soutien» à l’Ukraine

Le premier ministre australien Anthony Albanese a affirmé samedi que son pays «se tiendra aux côtés de l’Ukraine» aussi longtemps que nécessaire, quelques heures après une altercation entre les présidents américain et ukrainien à la Maison-Blanche.

Le premier ministre australien a tenu à réaffirmer son soutien à l’Ukraine. «Le peuple ukrainien ne se bat pas seulement pour sa souveraineté nationale, mais aussi pour faire valoir le respect du droit international», a-t-il déclaré samedi devant la presse à Sydney.

«Nous continuerons à nous tenir aux côtés de l’Ukraine aussi longtemps que nécessaire, car il s’agit de la lutte d’une nation démocratique contre un régime autoritaire dirigé par Vladimir Poutine, qui a des visées impérialistes sur l’Ukraine, mais aussi sur l’ensemble de la région».

Sans aide américaine, il sera «difficile» pour l’Ukraine de repousser la Russie, dit Zelensky

Volodymyr Zelensky a affirmé vendredi qu’il serait «difficile» pour l’Ukraine de gagner la guerre ou repousser la Russie si l’aide américaine ne se poursuivait pas, quelques heures après que Donald Trump l’eut menacé de «laisser tomber» l’Ukraine s’il ne signait pas un accord de cessez-le-feu.

«Ce sera difficile sans votre soutien, mais ne pouvons pas perdre nos valeurs, notre peuple. Nous ne pouvons pas perdre notre liberté», a déclaré le président ukrainien lors d’une interview à Fox News. L’Ukraine ne «veut pas perdre» le soutien américain, a-t-il insisté.

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Zelensky dit ne pas devoir d’excuses à Donald Trump

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a estimé vendredi ne pas devoir d’excuses à son homologue américain Donald Trump quelques heures après leur affrontement verbal à la Maison-Blanche devant les caméras du monde entier.

«Je respecte le président (Trump) et je respecte le peuple américain», a déclaré Volodymyr Zelensky dans une interview à la chaîne Fox News diffusée vendredi soir, défendant le fait d’être «très ouvert et très honnête» dans leurs échanges. «Personne ne veut mettre fin à la guerre plus que nous», a souligné le président ukrainien, dont le pays a été envahi par la Russie il y a trois ans.

Le Président ukrainien Volodymyr Zelensky lors d’une interview aux studios de Fox News à Washington, DC, avec en arrière-plan le Capitole des États-Unis.

Volodymyr Zelensky a toutefois affirmé vendredi que sa relation avec Donald Trump pouvait être réparée. «Oui, bien sûr, car ce sont des relations qui vont au-delà de deux présidents, ce sont des relations historiques, fortes, entre nos deux peuples», a répondu le président ukrainien à la question du journaliste de Fox News Bret Baier, déclarant peu avant qu’il souhaiterait que le président américain se trouve «vraiment plus de notre côté», par rapport à la Russie et Vladimir Poutine, dans les négociations pour mettre un terme au conflit.

Donald Trump dit vouloir un «cessez-le-feu maintenant» en Ukraine

Donald Trump a affirmé vouloir un «cessez-le-feu maintenant» en Ukraine, après qu’un échange tendu entre avec Volodymyr Zelensky a provoqué le départ prématuré de la Maison-Blanche du président ukrainien, sans signer l’accord prévu avec Washington sur les minerais.

Au moment de quitter la Maison-Blanche pour un week-end dans sa résidence de Floride, le président américain a estimé devant la presse que Volodymyr Zelensky avait «surestimé ses atouts en main», et a critiqué l’opposition selon lui de Volodymyr Zelensky à un cessez-le-feu avec la Russie.

Donald Trump, portant une casquette rouge, s’adresse aux journalistes devant la Maison-Blanche à Washington, DC, le 28 février 2025.

Starmer promet un «soutien indéfectible» à l’Ukraine

Le premier ministre britannique Keir Starmer a assuré Kiev de son «soutien indéfectible» vendredi après la vive altercation ayant opposé à la Maison-Blanche Donald Trump et Volodymyr Zelensky, faisant savoir qu’il s’était entretenu avec les deux hommes.

Keir Starmer «a parlé ce soir avec le président Trump et le président Zelensky. Il garde un soutien indéfectible à l’Ukraine et fait tout ce qu’il peut pour trouver la voie vers une paix durable fondée sur la souveraineté et la sécurité de l’Ukraine», a indiqué une porte-parole, alors que Londres doit accueillir dimanche un sommet consacré à la guerre en Ukraine.

Premier ministre britannique Keir Starmer visite le siège de Palantir Technologies avec des employés de l’entreprise et du personnel militaire britannique à Washington, DC, le 27 février 2025.

Pour Macron, «si quelqu’un joue à la troisième guerre mondiale, il s’appelle Vladimir Poutine»

Le président français Emmanuel Macron a déclaré vendredi que «si quelqu’un joue à la troisième guerre mondiale, c’est Vladimir Poutine», et non l’Ukrainien Volodymyr Zelensky comme l’en a accusé Donald Trump.

«S’il y a une seule personne, qu’on a tous entendue nous menacer d’ailleurs du nucléaire, qui joue à la troisième guerre mondiale, il ne faut pas aller la chercher du côté du Kiev. Il faut plutôt chercher du côté de Moscou», a-t-il ajouté dans une interview aux chaînes portugaises RTP1 et RTP3.

Emmanuel Macron quittant la session de clôture du Forum d’affaires franco-portugais à Porto lors d’une visite d’État au Portugal, février 2025.

Emmanuel Macron, à la tête d’une des deux puissances nucléaires en Europe avec le Royaume-Uni, s’est par ailleurs dit prêt vendredi à «ouvrir la discussion» sur la dissuasion nucléaire européenne, après une demande en ce sens du futur chancelier allemand Friedrich Merz.

Meloni plaide pour un sommet «sans délais» entre les États-Unis, l’Europe et leurs «alliés»

La cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni a appelé vendredi soir à la convocation «sans délais» d’un «sommet» entre les États-Unis, l’Europe et leurs alliés sur l’Ukraine, peu après la vive altercation ayant opposé à la Maison-Blanche Donald Trump et Volodymyr Zelensky.

«Un sommet sans délais est nécessaire entre les États-Unis, les États européens et leurs alliés pour parler franchement de la façon dont nous entendons affronter les grands défis d’aujourd’hui, en commençant par l’Ukraine, qu’ensemble nous avons défendue ces dernières années», a déclaré Giorgia Meloni dans un communiqué.

La Première ministre italienne Giorgia Meloni arrive au sommet informel des dirigeants européens à Paris, Palais de l’Élysée, le 17 février 2025, pour discuter de la situation en Ukraine et de la sécurité européenne. Photo de Ludovic Marin / AFP.

«C’est la proposition que l’Italie a l’intention de présenter à ses partenaires dans les prochaines heures», a-t-elle ajouté. Giorgia Meloni, une des rares dirigeantes européennes à avoir assisté à l’investiture de Donald Trump et pour autant fervent soutien de Kiev, estime que «toute division de l’Occident nous rend tous plus faibles et favorise ceux qui voudraient voir le déclin de notre civilisation».

L’armée ukrainienne dit soutenir Zelensky après son altercation avec Trump

Le commandant en chef de l’armée ukrainienne, Oleksandre Syrsky, a affirmé vendredi que les soldats du pays se tenaient au côté du président Volodymyr Zelensky, après son altercation à la Maison-Blanche avec Donald Trump.

«Les forces armées sont avec l’Ukraine, avec le peuple, avec le commandant en chef suprême (Volodymyr Zelensky, ndlr). Notre force est dans l’unité», a écrit Oleksandre Syrsky sur les réseaux sociaux. «Nous continuons à détruire l’occupant et à nous rapprocher de la victoire», a-t-il ajouté dans ce court communiqué.

Oleksandr Syrsky, Commandant des Forces Armées Ukrainiennes, visitant la 82ème Brigade d’Assaut Aérien dans la région de Soumy, Ukraine, le 4 octobre 2024.

Le Danemark «fier» d’être au côté de l’Ukraine

Le Danemark est «fier d’être aux côtés de l’Ukraine et du peuple ukrainien» a écrit vendredi sur X la première ministre danoise après la vive altercation publique entre les présidents ukrainien et américain à la Maison-Blanche.

Très engagée aux côtés de l’Ukraine et agacée par Donald Trump qui a des vues sur le Groenland -, un territoire danois -, Mette Frederiksen avait publié plus tôt dans la soirée, sur Instagram et Facebook une photo de poignée de main avec le président Zelensky accompagnée d’un emoji cœur.

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Pour Ottawa, l’Ukraine se bat pour sa liberté et «la nôtre»

La ministre des Affaires étrangères du Canada Mélanie Joly a déclaré vendredi que l’Ukraine se bat pour sa liberté et «la nôtre», après la vive altercation entre le président américain Donald Trump et son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky à la Maison-Blanche.

«Il est clair que les Russes prennent note de l’interaction qui s’est produite aujourd’hui. Notre objectif est de nous assurer que nous pouvons continuer à soutenir les Ukrainiens», a-t-elle déclaré devant des journalistes à Vancouver.

La ministre des Affaires étrangères du Canada, Mélanie Joly, assise à une table lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères du G20 au Nasrec Expo Centre à Johannesburg, avec un drapeau canadien à ses côtés.