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LiveConflit au Proche-Orient
Le CICR dénonce une attaque contre ses locaux à Rafah
730 personnes sont mortes depuis la reprise des frappes israéliennes
Un nouveau bilan fait état de plus 50’000 morts à Gaza

Les perspectives du Hamas, sous la pression militaire d’Israël

Après plusieurs semaines de blocage dans les discussions indirectes entre Israël et le Hamas sur la suite à donner à la trêve fragile entrée en vigueur le 19 janvier, Israël a repris les hostilités à grande échelle dans la nuit de lundi à mardi avec une campagne de bombardements meurtriers. Le mouvement islamiste palestinien Hamas est mis sous pression, et sa marge de manœuvre se réduit comme peau de chagrin, estiment des analystes.

Lire notre article

Une femme palestinienne marche à côté de la mosquée Salim Abu Muslim détruite à Beit Lahia dans la bande de Gaza, le 14 mars 2025.

Israël interdit la circulation sur le principal axe nord-sud de la Bande de Gaza

L’armée israélienne a interdit jeudi matin toute circulation sur le principal axe routier courant du nord au sud de la bande de Gaza. Son porte-parole arabophone Avichay Adraee a annoncé sur X :«Au cours des dernières 24 heures, des troupes [israéliennes] ont commencé une opération terrestre limitée dans le centre et le sud de la bande de Gaza […] Pour votre sécurité, les déplacements […] sont interdits sur l’axe Salaheddine».

L’armée israélienne dit avoir intercepté un missile provenant du Yémen

L’armée israélienne a indiqué jeudi avoir intercepté un missile en provenance du Yémen, les Houthis déclarant de leur côté avoir visé l’aéroport Ben Gourion, proche de Tel Aviv.

«Un missile lancé depuis le Yémen a été intercepté […] avant de pénétrer sur le territoire israélien», a déclaré l’armée israélienne.

Gaza: la Défense civile fait état de 10 morts dans des frappes tôt jeudi

La Défense civile dans la bande de Gaza a fait état de 10 morts et plusieurs blessés tôt jeudi matin dans des frappes israéliennes sur le territoire palestinien après une reprise massive des bombardements dans la nuit de lundi à mardi.

«Au moins 10 civils ont été tués et des dizaines d’autres blessés dans des frappes aériennes israéliennes qui ont visé six maisons à l’est de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, tôt jeudi matin», a déclaré Le porte-parole de la Défense civile, Mahmoud Bassal, à l’AFP.

La Défense civile annonce plus de 470 morts depuis mardi

La Défense civile dans la bande de Gaza a fait état mercredi soir d’au moins 470 morts dans les frappes israéliennes sur le territoire palestinien depuis leur reprise à une échelle massive dans la nuit de lundi à mardi.

Au «deuxième jour de la reprise de la guerre contre Gaza (…( le bilan des morts depuis le 18 mars (se monte) à plus de 470», a déclaré Mahmoud Bassal, porte-parole de cette organisation de premiers secours, dans un communiqué.

Des Palestiniens inspectent les débris de la maison de la famille Elias Tarazi, détruite par une frappe israélienne dans le quartier al-Sabra de Gaza, le 19 mars 2025.

Londres réclame «une enquête transparente» après une frappe sur un bâtiment de l’ONU

Le ministre des Affaires étrangères britannique David Lammy a réclamé mercredi «une enquête transparente» après la mort d’un employé bulgare de l’ONU tué par une explosion dans la bande de Gaza et dont Israël nie être à l’origine.

«Je suis consterné par le fait qu’un bâtiment de l’ONU à Gaza ait été touché ce matin. (…) Cet incident doit faire l’objet d’une enquête transparente et les responsables devront rendre des comptes. L’ONU et les travailleurs humanitaires doivent être protégés», a-t-il écrit sur le réseaux X.

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La Défense civile annonce la mort de 14 personnes d’une même famille dans une frappe

La Défense civile de la bande de Gaza a annoncé mercredi soir la mort de 14 personnes d’une même famille tuées selon elle dans une frappe israélienne sur un bâtiment où avait lieu une réception de condoléances à Beit Lahia, dans le nord du territoire.

Selon des témoins, la frappe a eu lieu vers 17 h 00 (16 h 00, heure suisse). Les secours ont identifié 14 morts de la famille Moubarak, a indiqué à l’AFP Mahmoud Bassal, porte-parole de la Défense civile (premiers secours), ajoutant qu’une dizaine de personnes étaient encore portées disparues sous les décombres.

Des Palestiniens dégagent les débris d’un bâtiment endommagé près de la maison de la famille Elias Tarazi, détruite lors d’une frappe israélienne dans le quartier al-Sabra à Gaza City, le 19 mars 2025.

Israël dit enquêter sur les circonstances de la mort d’un employé bulgare de l’ONU à Gaza

Israël a annoncé mercredi soir enquêter sur «les circonstances» de la mort d’un employé bulgare des Nations unies tué à la mi-journée dans la bande de Gaza par une explosion que le Hamas impute à une frappe israélienne, ce que dément l’armée de l’Etat hébreu.

«Nous exprimons de la tristesse pour la mort d’un citoyen bulgare, employé de l’ONU, dans la bande de Gaza. Les circonstances de l’incident font l’objet d’une enquête», écrit Oren Marmorstein, porte-parole du ministère des Affaires étrangères israélien, dans un message sur X. «Nous insistons sur le fait que l’examen préliminaire n’a révélé aucun lien avec une quelconque activité» de l’armée israélienne dans la zone, ajoute-t-il.

A Gaza, des Palestiniens racontent une nouvelle descente aux enfers

Au petit matin dans la ville de Gaza, un homme en pleurs tente de dégager le corps d’un petit garçon enseveli sous les décombres d’un immeuble visé par de nouvelles frappes israéliennes.

Les secouristes de «la Défense civile ont essayé de récupérer des gens mais ils n’ont pu sortir personne, alors ils sont partis», explique Mohammed al-Deiri, un voisin venu apporter son aide en déplorant le supplice d’»une population sans défense».

Avec un marteau, plusieurs personnes se relaient pour frapper les morceaux de béton sous lesquels un très jeune enfant, les yeux fermés, est couvert de poussière. Il porte une veste à capuche Spiderman et tout près de lui, apparaît la main d’un homme dont le corps est aussi enfoui sous les ruines.

Dans ce quartier d’al-Sabra, les étages des immeubles semblent s’être pliés comme des accordéons. Rafat Ramadan explique avec agitation avoir vu «des corps suspendus» sur les bâtiments détruits.

«Il aurait fallu des grues pour les récupérer, mais il n’y a rien, que quelques ambulances et des volontaires», dit cet habitant. «Ce que nous avons vécu, c’était l’enfer», conclut-il disant avoir perdu son fils et des petits-enfants dans ce bombardement.

La Défense civile fait état d’au moins 436 morts depuis les nouvelles frappes

La Défense civile dans la bande de Gaza a fait état mercredi d’au moins 436 morts dans les frappes israéliennes sur le territoire palestinien depuis leur reprise à une échelle massive dans la nuit de lundi à mardi.

«La Défense civile a transporté au moins 436 morts [vers des hôpitaux] depuis la reprise par l’occupation [NDLR: Israël] de son agression et de la guerre», a déclaré à l’AFP Mahmoud Bassal, porte-parole de cette organisation de premiers secours. Zaher al-Wahidi, directeur du département de l’information au ministère de la Santé du gouvernement du Hamas pour la bande de Gaza a confirmé ce chiffre à l’AFP.

Note: un précédent bilan évoquait 970 morts en 48 heures, selon le ministère de la Santé de Gaza, mais l’AFP a depuis retiré cette information, évoquant un nouveau bilan de 436 morts, citant la Défense civile.

Gaza: l’armée israélienne a lancé des «opérations terrestres ciblées»

L’armée israélienne a annoncé avoir lancé mercredi des «opérations terrestres ciblées» dans le centre et le sud de la bande de Gaza, au lendemain de violentes frappes aériennes sur le territoire palestinien.

Les militaires «ont pris le contrôle et l’ont étendu jusqu’au centre» du couloir de Netzarim, dans le but «d’élargir la zone de sécurité et de créer une séparation partielle entre le nord et le sud» de Gaza, a-t-elle expliqué dans un communiqué.

Israël lance un «dernier avertissement» aux Gazaouis

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a adressé mercredi aux Palestiniens dans la bande de Gaza un «dernier avertissement» exigeant qu’ils libèrent les otages israéliens et se «débarrassent» du Hamas, selon un communiqué de son bureau.

«Si tous les otages israéliens ne sont pas libérés et si le Hamas n’est pas complètement sorti de Gaza, Israël prendra des mesures d’une envergure jamais vue jusqu’à présent. Nous vous conseillons de suivre le conseil du président américain : libérez les otages et débarrassez-vous du Hamas», a dit Israël Katz dans une vidéo en hébreu diffusée par son bureau.

Employé tué à Gaza: un chef d’agence de l’ONU se dit «choqué et dévasté»

Jorge Moreira da Silva, le chef du Bureau des Nations unies pour les services d’appui au projet (Unops), s’est dit mercredi «choqué et dévasté» par la mort d’un employé onusien lors d’une frappe à Gaza.

«Ce n’était pas un accident», a-t-il estimé lors d’une conférence de presse à Bruxelles. Les locaux touchés par l’explosion se trouvaient «dans une zone isolée» et «bien connue», a-t-il souligné.

Deux employés de l’ONU tués dans une frappe à Gaza

Deux employés des Nations unies ont été tués lors d’une frappe qui a touché un bâtiment de l’ONU à Deir el-Balah, dans le centre de la bande de Gaza, a fait savoir mercredi une source onusienne à l’AFP.

Les deux morts sont des employés du Bureau des services des projets de l’ONU (UNOPS) et du Service de la lutte antimines (UNMAS), a précisé cette source.

Le Hamas annonce un mort parmi des employés de l’ONU

Le ministère de la Santé du gouvernement du Hamas pour Gaza a annoncé mercredi qu’un travailleur étranger de l’ONU avait été tué et cinq autres blessés par une frappe aérienne israélienne dans la bande de Gaza.

Sans préciser les nationalités des victimes, le ministère a fait état d’»un mort et cinq blessés graves parmi des employés étrangers travaillant pour les institutions des Nations unies arrivés à l’hôpital des Martyrs d’al-Aqsa [de Deir el-Balah] après le bombardement de leur quartier général par [l’armée israélienne] dans le centre» du territoire. L’AFP n’a pas été en mesure de confirmer immédiatement cette information auprès de l’ONU.

Selon des images de l’AFPTV tournées à Deir el-Balah, trois hommes, ont été amenés à l’hôpital dans une ambulance et dans des véhicules de l’ONU. Deux d’entre eux étaient blessés au niveau des jambes et un troisième avait un bandage aux deux bras et à l’abdomen, avec des traces de sang sur le torse. Deux des blessés avaient l’un un gilet pare-balles, l’autre une chemise portant l’inscription «UNMAS», le service de lutte anti-mines des Nations unies.

Israël dément

L’armée israélienne a démenti mercredi l’annonce du ministère de la Santé du Hamas selon laquelle un travailleur étranger de l’ONU avait été tué et cinq autres blessés dans une frappe aérienne dans la bande de Gaza.

«Contrairement à ces informations, l’armée israélienne n’a pas frappé un complexe de l’ONU à Deir el-Balah», a indiqué l’armée dans un communiqué. Interrogé par l’AFP, un porte-parole militaire a ajouté qu’il n’y avait eu «aucune activité opérationnelle» de l’armée dans la zone.

Des milliers d’Israéliens manifestent contre Netanyahu

Des milliers de personnes ont lancé mercredi des manifestations en Israël pour protester contre le gouvernement de Benjamin Netanyahu. Elles bloquent notamment un important axe routier à Jérusalem, rapportent les médias israéliens The Jerusalem Post et Times of Israël.

Ce rassemblement, le plus important dans la ville depuis plusieurs mois, est organisé par des groupes d’opposants à la politique du dirigeant. Les manifestants protestent contre la reprise des attaques à grande échelle contre la bande de Gaza ainsi que la démission annoncée du chef des services de sécurité intérieure israéliens (Shin Bet), Ronen Bar.

Manifestation à Jérusalem contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le 19 mars 2025, demandant la fin de la guerre à Gaza.

Ce limogeage est à l’origine de vives tensions politiques en Israël. Benjamin Netanyahu a déclaré le week-end dernier qu’il n’accordait plus sa confiance à Ronen Bar et que ce dernier devait dès lors démissionner. «Les attentes par le Premier ministre d’une loyauté personnelle (envers lui) vont à l’encontre de l’intérêt public», a répondu le chef des services de sécurité intérieure.

«Tu as du sang sur les mains»

Des collectifs de familles et des proches d’otages se sont par ailleurs joints à la manifestation, devant la Knesset, le parlement israélien.

«C’est toi le chef, c’est de ta faute» et «Tu as du sang sur les mains», scandaient à l’adresse de Netanyahu des manifestants. D’autres arboraient des bannières avec le slogan «Nous sommes tous des otages» tandis que d’autres appelaient les Etats-Unis, l’allié historique de l’État hébreu, à «Sauver Israël de Netanyahu».

En donnant son feu vert à l’opération nocturne dans la bande de Gaza, les proches des otages estiment que le Premier ministre a «sacrifié» les captifs qui ont peut-être été aussi victimes des bombardements.

L’UE a averti Israël que ses bombardements étaient «inacceptables»

La cheffe de diplomatie de l’Union européenne Kaja Kallas a jugé «inacceptables» les bombardements massifs menés par Israël sur la bande de Gaza, rompant la trêve décidée en janvier, dans un échange avec Gideon Saar, le ministre israélien des Affaires étrangères.

«J’ai fait passer le message que c’était inacceptable», a rapporté Kaja Kallas mercredi dans un entretien avec quelques journalistes à Bruxelles. Dans cet échange mardi avec Gideon Saar, elle a déploré les nombreuses victimes civiles à Gaza et s’est dite «très inquiète» de la «politisation» par Israël de la question de l’aide humanitaire aux Palestiniens.

Gaza: Israël lance un nouvel appel à évacuer

L’armée israélienne a lancé mercredi un nouvel appel à la population de Gaza pour qu’elle évacue des «zones dangereuses de combats» dans le nord et le sud du territoire palestinien, au lendemain de bombardements intenses qui ont fait plus de 400 morts selon le Hamas.

Cet ordre d’évacuation vaut pour les régions de Beit Hanoun (nord), Khirbet Khuza’a, Abasan al-Kabira et Abasan al-Jadida (sud) où l’armée «a débuté ses opérations contre des groupes terroristes», a indiqué sur X le porte-parole arabophone de l’armée, Avichay Adraee, appelant les habitants à «se déplacer vers les abris dans l’ouest de la ville de Gaza et dans la ville de Khan Younès».

Frappes israéliennes sur Gaza: la Défense civile annonce 13 morts mercredi

La Défense civile de Gaza a annoncé mercredi 13 nouveaux morts dans de nouvelles attaques d’Israël sur le territoire. Le gouvernement israélien a approuvé dans ce contexte le retour d’Itamar Ben Gvir (extrême-droite) comme ministre de la Sécurité nationale.

Israël «a mené plusieurs frappes aériennes […] qui ont entraîné la mort de 13 personnes et fait des dizaines de blessés, y compris des femmes et des enfants, à Khan Younès (sud) et Gaza-ville», a déclaré Mahmoud Bassal, porte-parole de ce service de premiers secours.

Le Hamas demande qu’Israël soit contraint à appliquer l’accord de trêve conclu le 19 janvier. Le mouvement «n’a pas refermé la porte des négociations» a déclaré à l’AFP un de ses dirigeants, Taher al-Nounou, après les bombardements massifs et meurtriers menés mardi par Israël sur la bande de Gaza et les menaces d’escalade du gouvernement israélien.

La journée de mardi était l’une des plus meurtrières de la guerre

Décidé à forcer le Hamas à accepter de libérer de nouveaux otages, Israël a lancé mardi des frappes d’une ampleur et d’une violence sans précédent depuis l’entrée en vigueur, le 19 janvier, de la trêve arrachée par la médiation du Qatar avec l’aide des Etats-Unis et de l’Egypte plus de 15 mois après la début de la guerre déclenchée par le mouvement islamiste palestinien le 7 octobre 2023.

Ces bombardements ont fait plus de 400 morts, selon le ministère de la Santé du Hamas pour Gaza, ce qui a fait de mardi l’une des journées les plus meurtrières de la guerre.

Des survivants cherchent parmi les décombres d’un bâtiment détruit par une frappe israélienne à Jabalia, dans le nord de la bande de Gaza, le 18 mars 2025.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a averti mardi soir que ces frappes n’étaient «que le début», affirmant que la pression militaire était indispensable pour assurer la libération des otages encore aux mains du Hamas ou de groupes armés alliés.

Le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, figure de l’extrême droite israélienne qui avait démissionné en janvier pour protester contre la trêve, a annoncé mardi son retour au gouvernement à la suite d’un accord avec le Likoud, le parti de droite de Benjamin Netanyahu.

Le gouvernement a approuvé dans la nuit de mardi à mercredi «à l’unanimité la proposition du Premier ministre Benjamin Netanyahu de reconduire [Itamar Ben Gvir] au poste de ministre de la Sécurité nationale», a annoncé mercredi matin le Bureau du Premier ministre dans un communiqué.

Itamar Ben Gvir avait qualifié de «scandaleux» l’accord de trêve avec le Hamas.