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ValaisDes soignants de l'hôpital de Martigny contaminés

Le coronavirus a touché quatre collaborateurs de l’établissement en fin de semaine dernière. L’hôpital a pris des mesures.

Il y a très peu de risques pour que les soignants atteints par le Covid-19 à l'hôpital de Martigny l’aient transmis à des patients, selon Frank Bally médecin cantonal remplaçant pour les maladies transmissibles (archives).
Il y a très peu de risques pour que les soignants atteints par le Covid-19 à l'hôpital de Martigny l’aient transmis à des patients, selon Frank Bally médecin cantonal remplaçant pour les maladies transmissibles (archives).
KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT

Quatre collaborateurs soignants de l’Hôpital du Valais ont été atteints par le Covid-19 en fin de semaine dernière et durant le week-end à Martigny (VS). Les mesures ont été prises pour contenir cette flambée, affirme lundi l’établissement.

Vendredi, un employé soignant a été diagnostiqué positif au Covid-19 à l’hôpital de Martigny. L’enquête d’entourage a permis d’identifier deux autres employés positifs, détaille lundi l’Hôpital du Valais dans un communiqué. Une quatrième personne a été identifiée par les symptômes, dans le même service.

«Toutes ces personnes ont été en contact avec des patients, mais elles ont toujours respecté les mesures sanitaires et étaient protégées durant toutes leurs interactions», explique à Keystone-ATS Frank Bally, médecin-chef et médecin cantonal remplaçant pour les maladies transmissibles à l’Institut Central des Hôpitaux à Sion.

Or ces mesures ont fonctionné durant l’épidémie, lorsque le personnel soignait les patients infectés. Il y a donc peu de risques que les soignants leur aient transmis le virus. Mais «tous les patients sont désormais sous surveillance étroite», complète-t-il.

«Dépistage systématique»

Le premier cas a été contaminé «par un contact proche avec une personne non liée à l’hôpital et survenu à l’extérieur de celui-ci dans un foyer connu», souligne le médecin-chef. Les personnes concernées ont été placées en isolement et leurs contacts proches en quarantaine. Toutes les mesures nécessaires ont été prises pour contenir cette résurgence de cas.

«Nous avons effectué un dépistage systématique de tous les collaborateurs dans cette unité», souligne Frank Bally. La contamination s’est probablement produite durant les pauses. «Ce micro-foyer est le retour de manivelle du déconfinement et du relâchement des mesures de distanciation», explique le spécialiste.

«Nous nous attendions à de nouveaux cas», affirme Frank Bally. Le personnel est rodé, et «maîtriser les cas sporadiques qui apparaissent par-ci, par-là devrait être plus facile». Il s’agit maintenant «d’éviter que ces micro-foyers ne se transforment en macro-foyers», résume le médecin-chef.

Micro-foyers jusqu’à l’automne

De manière générale et en l’état actuel de la pandémie de coronavirus, on doit s’attendre à des flambées, dans les semaines et mois à venir. La résurgence de micro-foyers pourrait se poursuivre jusqu’à l’automne, selon le scénario pessimiste, estime Frank Bally.

Lorsque les mesures changent, il faut compter deux semaines pour que les effets se fassent sentir. «C’est à ce moment que nous passerons la grande épreuve», ajoute-t-il.

La Suisse a enregistré sept cas supplémentaires de coronavirus en un jour, a annoncé lundi l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). Aucun nouveau décès n’est à déplorer. Bâle-Ville et Zurich comptent le plus grand nombre de personnes en quarantaine ou en isolement. La Suisse et le Liechtenstein comptent désormais 30’972 cas confirmés en laboratoire.

Au total, 425’154 tests ont été effectués, dont 9% étaient positifs. Plusieurs tests positifs ou négatifs sont possibles chez la même personne, rappelle l’OFSP. L’incidence se monte à 361 cas pour 100’000 habitants. L’âge médian des cas confirmés est de 52 ans.

ATS/NXP