Passer au contenu principal

Région parisienneDes rixes entre bandes d’adolescents ont fait deux morts

Une collégienne de 14 ans et un adolescent sont décédés suite à des altercations survenues lundi et mardi dans le département de l’Essonne, au sud de Paris. Le ministre de l’Intérieur a annoncé l’envoi d’une centaine de policiers et de gendarmes en renfort.

Une altercation avait éclaté lundi entre une dizaine de jeunes aux abords de ce collège dans l’Essonne, faisant une victime.
Une altercation avait éclaté lundi entre une dizaine de jeunes aux abords de ce collège dans l’Essonne, faisant une victime.
AFP

Des rixes entre bandes de jeunes en Essonne, un département de la banlieue sud de Paris, ont fait deux morts, un adolescent mardi et une collégienne de 14 ans lundi, a indiqué la police.

Le jeune garçon a été tué «très probablement d’un coup de couteau au ventre», près d’une piscine. Un autre adolescent a été blessé à la gorge lors de cette bagarre et a été transporté par hélicoptère vers un hôpital.

La rixe a opposé «une quarantaine de jeunes» venus de deux villes voisines. Au moins six interpellations ont eu lieu, a précisé la police.

Décédée dans la nuit

Lundi déjà, dans l’Essonne, une altercation avait éclaté entre une dizaine de jeunes aux abords d’un collège. Une adolescente avait alors reçu un coup de couteau au ventre. Elle est décédée dans la nuit de lundi à mardi à l’hôpital.

Pour la procureure de la République d’Evry, ce phénomène «gangrène» le département de l’Essonne «et place les mineurs en première ligne».

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a annoncé l’envoi mardi soir d’une centaine de policiers et de gendarmes en renfort dans deux villes de l’Essonne où les deux adolescents sont morts, afin «que les choses puissent s’apaiser».

Passage à tabac

Ces deux nouveaux décès interviennent un mois après le passage à tabac de Yuriy, un collégien de 15 ans, dans Paris. Une affaire qui avait suscité l’émoi de la classe politique et braqué les projecteurs sur le phénomène de bandes dans la capitale.

Depuis cinq ans, le nombre de bandes apparaît cependant stable, tant sur l’agglomération parisienne que sur la capitale, souligne-t-on de source policière, en précisant que «46 bandes actives» ont été recensées, dont 15 à Paris.

AFP

2 commentaires
    Mendrisiotto

    Ils doivent avoir peur les parents, de ne pas savoir si leurs enfants rentrent à la maison, s'ils ne se font pas tuer Les couteaux et encore les couteaux