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Regard EcoDes pressions inflationnistes temporaires

3 commentaires
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    Gilles Hieron

    "Dans ce contexte, la Réserve Fédérale devrait pouvoir se tenir à une normalisation graduelle de sa politique monétaire [...] et une première hausse des taux en 2023 lorsque l’ensemble des fondamentaux économiques le permettra."

    Je ne pense pas.

    Ni la FED ni la BCE n'ont les moyens de remonter les taux dans une situation normalisée pour se donner de la marge.

    Cela fait 13 ans qu'on a eu la crise de 2008 et qu'il a fallu baisser les taux à des niveaux proches de zéro.

    Le problème c'est que les politiciens au lieu de profiter de cet appel d'air pour réduire les dettes l'ont utilisé pour dépenser et emprunter de plus belle.

    Depuis 13 ans les banques centrales ont eu largement le temps de remonter les taux pour se redonner une marge de manoeuvre. Or elles ne l'ont pas fait. Pourquoi? Parce qu'elles savent très bien que compte tenu de l'état des finances des états et de leurs dettes, elles coulent la baraque si elles font ça.

    Les banques centrales américaine et européenne ont déjà commencé depuis quelques années à racheter elles-mêmes les dettes d'états pour éviter la pression à la hausse sur les taux des obligations d'états. De fait, les états concernés sont déjà virtuellement en faillite.

    La hausse des taux directeurs produirait le même genre d'effet que les banques centrales s'efforcent d'empêcher par le rachat des dettes d'états depuis quelques années.

    En l'état des dettes, ils ne monteront jamais les taux sans inflation qui les y contraindrait, ni la FED ni la BCE.