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Baisse du nombre de passagersDes menaces planent sur l’Aéroport de Genève

Suite au ralentissement de l’activité aéroportuaire, la plateforme doit réaliser des économies. Des licenciements ne sont pas à exclure.

André Schneider, directeur général de Genève Aéroport à côté de Corine Moinat-Vité, présidente du conseil d’administration. Photo LUCIEN FORTUNATI
André Schneider, directeur général de Genève Aéroport à côté de Corine Moinat-Vité, présidente du conseil d’administration. Photo LUCIEN FORTUNATI
TDG

Le ciel pourrait bien s’obscurcir sur l’Aéroport de Genève (AIG). Interrogé ce mardi soir sur la RTS, son directeur général André Schneider dit vouloir assurer la pérennité de son entreprise. Et pour cause, la plateforme aéroportuaire projette une future baisse du nombre de passagers «d’environ 10%», soit au niveau de 2014, en lien avec le ralentissement économique suite à la pandémie. Quelque 50 millions de francs de pertes sont envisagées pour l’année en cours.

Ce manque à gagner ne sera pas dénué de conséquences. Accompagné par la présidente de l’AIG Corine Moinat-Vité, André Schneider a annoncé ce matin à près d’un quart des 1000 employés de l’aéroport lors d’une visioconférence que des mesures d’économies devaient être prises. Les salaires et les primes devraient être bloqués, rapporte la RTS. De nouveaux engagements seraient également gelés. Par ailleurs, l’aéroport envisagerait également «d'annuler les contrats à durée déterminée des personnes en période d'essai».

Des licenciements ne sont pas à exclure

À ce stade, la menace de licenciements n’a pas été mise à exécution. Mais cette piste n’est pas exclue. De son côté, le Syndicat des services publics (SSP) n’aurait pas été mis au courant de la communication de la direction. Il indique à la RTS l’envoi d’une missive à son encontre «pour en savoir plus». Et lève déjà les armes: pas de «pertes massives d'emplois sans mesures d'accompagnement», tels que «la négociation d'un plan social ou la mise en place de départs à la retraite anticipée». En outre, il souhaiterait également mettre fin à la sous-traitance de l’aéroport.