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Lettre du jourDes joueurs de tennis genevois signent une pétition

Getty Images

Carouge, 15 février 

La pandémie que nous traversons est de ces événements auxquels il est difficile de faire face, que ce soit pour nos autorités ou pour la population prise au sens le plus large: jeunes en formation, acteurs culturels, restaurateurs, agences de voyages, libraires…

La liste est longue de ceux dont la Covid-19 menace concrètement l’avenir à plus ou moins court terme. Et il faut certes tout faire pour soutenir toutes celles et ceux qu’elle menace financièrement ou psychologiquement. Tout faire, oui, mais pas n’importe quoi ni n’importe comment. Pas dans l’incohérence. Et sur ce point on peut s’interroger: il est des situations qui interpellent.

Sur décision de l’OFSP, le retraité que je suis s’est vu interdire, depuis décembre, la pratique du tennis, même en simple. Il semblerait que ce soit indispensable pour préserver la santé publique et lutter efficacement contre la pandémie. Soit! On joue le jeu et on accepte donc de se soumettre à cette interdiction.

Quand bien même ce sport se pratique sans qu’on soit jamais à moins de deux mètres de distance, dans des halles de 500 m2 avec une hauteur de plafond de 8 à 10 mètres, certaines disposant même d’un toit amovible permettant une aération optimale.

Quand bien même on respecte tous les gestes barrières édictés par l’OFSP.

Quand bien même on devrait ainsi renoncer à une pratique sportive des plus salubres pour la santé des personnes âgées.

On joue donc le jeu, et on s’étonne de voir qu’aux Pâquis, en plein air, se perpétue la pratique du plus vieux métier du monde. Avec la bénédiction de ces mêmes autorités si soucieuses de santé publique. Serait-ce que cette activité-là se pratiquerait désormais en distanciel ou en télétravail? Oui, il faut tout faire pour combattre cette pandémie! Mais pas dans l’incohérence de décisions parfois ubuesques.

C’est dans cet état d’esprit qu’une quarantaine de signataires ont adressé à MM. Poggia, Apothéloz et Berset une lettre demandant qu’il leur soit permis de reprendre le tennis en simple. Et ce dans le respect des gestes barrières.

Claude Demeure, membre du Tennis Club de Carouge

13 commentaires
    François de Pampigny

    Wahid : "les retraités ont droit à une vie sociale normale". Pardon ??? Faut se réveiller là, on est en pleine pandémie ! La majorité des actifs de ce pays est en télétravail (au mieux) ou en attente de licenciement (au pire). Nous demandons juste de comprendre que les sacrifices consentis par les actifs de ce pays (fermeture de l'économie) ont un impact AUJOURD'HUI sur notre vie professionnelle et sociale. Alors quand une personne de 80 ans vient réclamer la possibilité de jouer au tennis, vous comprendrez notre colère.