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Lettre du jourDes hélicoptères feraient l’affaire

Photo d’illustration.
Photo d’illustration.
TDG

Genève, 2  septembre

J’ai participé en tant que professionnel de l’aviation et contribuable à la conférence sur la sécurité aérienne organisée le 26 août par la «Tribune de Genève». Bien qu’étant favorable à l’acquisition de nouveaux avions de combats, j’ai exprimé à notre conseillère fédérale Mme Viola Amherd quelques réserves sur certains points.

En effet, pourquoi, alors que cette acquisition engage notre pays pour les trente-cinq ans à venir, nous considérons des avions de la quatrième génération tels l’Eurofighter, le Rafale ou le Super Hornet, tandis qu’est immédiatement disponible la cinquième génération avec le F35A qui est déjà en service aux USA, en Grande-Bretagne ou en Israël? Quitte à investir, gagnons donc une génération et évitons de revoter dans quinze ans pour passer à la cinquième génération!

Pourquoi pour notre défense aérienne l’état-major ne considère-t-il pas l’hélicoptère de combats aux côtés de jets? Madame Amherd me répond que l’hélicoptère de combat selon ses services n’est pas efficace… sans doute est-ce pour cela que tous nos voisins sans exception ont effectués ce choix! […] Ne serait-il pas plus efficace avec le même budget de procéder à l’acquisition d’une vingtaine de jets et d’une trentaine d’hélicoptères bien plus efficaces en basse altitude que les avions de combat notamment pour la défense de nos frontières terrestres?

Nos amis du PLR, qui ne parlent plus du Grand Genève mais de la Genève internationale, pour nous expliquer que sans l’achat de 40 avions de combat les grandes institutions internationales ne viendraient plus…
Sans doute serait-il intéressant d’étudier l’hypothèse d’un commando islamiste prenant d’assaut les locaux de l’ONU. Je ne suis pas certain que les avions de combat seraient alors d’une grande utilité à 15’000 mètres et à leur vitesse…

Parallèlement, 20 jets de combat seraient amplement suffisants pour repousser toute incursion d’avions détournés ayant malencontreusement échappé à la surveillance des Allemands, des Français et des Italiens (720 avions de combat ensemble)

Enfin dans le cas où comme je le pense le Rafale est déjà choisi, j’espère que notre gouvernement imposera alors en contrepartie l’abandon par la France du racket imposé à notre banque UBS. 

Philip G. Queffelec