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GenèveDes écoles privées face à des demandes de remboursement

Une minorité de parents a tenté de négocier des réductions de l’écolage pendant la fermeture des établissements. Avec peu de succès.

Pour certains parents, qui seraient extrêmement minoritaires selon les divers témoignages recueillis, l’absence de cours en «présentiel» pendant huit semaines justifie un geste commercial.
Pour certains parents, qui seraient extrêmement minoritaires selon les divers témoignages recueillis, l’absence de cours en «présentiel» pendant huit semaines justifie un geste commercial.
Keystone

Parmi les 1001 problèmes auxquels les établissements scolaires ont été confrontés ces dernières semaines, il y en a un qui ne concerne que les écoles privées: les demandes de compensation. Pour certains parents, qui seraient extrêmement minoritaires selon les divers témoignages recueillis, l’absence de cours en «présentiel» pendant huit semaines justifie un geste commercial. «Ça a été hyperdur de gérer mes deux enfants et mon propre boulot à côté, témoigne Églantine*, une maman très amère au sujet de l’enseignement à distance. Une instit, pendant la journée, elle répète, elle répète, elle répète, mais moi j’ai des comptes à rendre à mon employeur. Qu’on nous envoie des coloriages avec du rouge, du jaune et du vert, OK, mais les bricolages, il n’en est pas question, je ne sais pas faire, ce n’est pas mon métier. Apprendre les algorithmes avec des pinces à linge, je dis non. Les vidéos qu’on nous a envoyées avec des players à ouvrir, ça m’a saoulée. Et il y avait des activités à faire à l’extérieur alors qu’on était censés tous être confinés, c’est un comble! D’autant plus que mon mari est inexistant, je ne peux pas compter sur lui. Dans ces conditions, il est hors de question que je continue à payer des milliers de francs.» Un dialogue est en cours entre cette maman et la direction.

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