Des avocats genevois dénoncent l'absence de prise en charge des requérants mineurs
Un collectif d'avocats interpellent l'Exécutif cantonal. Ils s'insurgent d'un manque d'assistance des services de l'État.

La détresse de requérants d'asile mineurs non accompagnés interpelle un collectif d'avocats. Une vingtaine d'entre eux a lancé un appel au Conseil d'État de Genève afin qu'il réagisse d'urgence à l'absence de prise en charge de ces enfants par les services de l'État.
«Depuis la création de notre permanence, nous accueillons chaque semaine quantité de jeunes auxquels le Service de protection des mineurs a refusé son assistance. Celui-ci les renvoie ainsi dans la rue sous prétexte que les ressources manquent ou que les requérants ne sont pas en mesure de prouver leur minorité», écrivent les avocats mardi dans une lettre ouverte au gouvernement genevois.
Accompagnés de juristes et d'étudiants en droit de l'Université de Genève, ces avocats inscrits au barreau ont mis en place bénévolement une permanence au début du mois de novembre, avec l'aide du Collectif lutte des mineurs non accompagnés. Ils viennent en aide à des jeunes d'origines diverses vivant seuls dans les rues de Genève.
Ces jeunes souffrent du froid et de la faim; certains sont malades, font les poubelles pour essayer de survivre ou subissent des agressions faute d'avoir un lieu protégé pour passer la nuit, ajoutent ces avocats et juristes de la permanence juridique pour les mineurs non accompagnés. A la veille de Noël plus particulièrement, ils se réfèrent à la Constitution fédérale.
Présomption de minorité
La charte fondamentale prévoit notamment que quiconque se trouve dans une situation de détresse a le droit de recevoir les moyens indispensables pour mener une existence conforme à la dignité humaine. Ces obligations sont d'autant plus vraies pour les mineurs, également protégés par la Convention internationale des droits de l'enfant qu'a signée la Suisse.
Les avocats appellent en particulier l'État à présumer de la minorité des jeunes qui ne disposent pas de papiers. Il ne s'agit là que de suivre la jurisprudence du Comité des droits de l'enfant, notent les juristes genevois.
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