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Notre histoire Dès 1564, Genève tisse ses premiers liens avec la Pologne

Au XVIe siècle des étudiants polonais tracent le chemin. Après 1830, des réfugiés talentueux se fixent au bout du lac.

Frédéric Chopin, médaillon par Antoine Bovy qui le connaissait personnellement.
Frédéric Chopin, médaillon par Antoine Bovy qui le connaissait personnellement.
MAH

De courageuses femmes polonaises se font entendre actuellement dans leur pays et en Suisse. Indignées par la récente interdiction de l’interruption de grossesse thérapeutique en Pologne, elles manifestent contre les prises de position jugées rétrogrades de leur gouvernement. À Genève, leur association Dziewuchy w Genewie (Les Meufs de Genève) * s’est réunie publiquement cet automne à la place des Nations et sur la plaine de Plainpalais. Dimanche 6 décembre, elles ont organisé une action arbre de Noël à Bernex.

Cette présence polonaise militante dans notre canton rappelle que Genève et la Pologne sont en relation depuis plusieurs siècles. Curieusement, c’est la Réforme protestante qui fournit le premier lien entre ces deux cultures, dont l’une semble enracinée depuis toujours dans le catholicisme. Pourtant, au XVIe siècle, certains Polonais adoptent les idées nouvelles qui ont mené ailleurs en Europe à la réforme de l’Église catholique. Dès 1564, des étudiants de ce pays viennent à Genève pour y suivre les cours de l’Académie de Calvin. Jusqu’en 1605, une trentaine de noms polonais sont signalés dans les registres.

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