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Emplois transfrontaliers
Depuis le 21 mars, de nouvelles règles encadrent le chômage des frontaliers

Des personnes alignées devant un comptoir d’accueil dans un bureau de France Travail, avec des pancartes et un panneau d’accueil.
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Depuis ce vendredi 21 mars, les règles d’indemnisation chômage des travailleurs frontaliers évoluent. Un décret paru au Journal officiel précise désormais ce qu’est une «offre raisonnable d’emploi» (ORE), rapporte Capital.fr. Trois critères s’imposent: l’adéquation avec les compétences du demandeur, une localisation compatible avec son domicile, et surtout, une rémunération correspondant aux salaires pratiqués en France uniquement.

Concrètement, un frontalier précédemment employé en Suisse avec un salaire élevé devra désormais accepter un emploi en France avec une rémunération basée sur les niveaux français, souvent nettement inférieurs aux salaires suisses.

Le site économique prend comme exemple le cas d’un cuisinier français employé à Genève et payé 5000 euros. Celui-ci devra considérer comme «raisonnable» un emploi similaire en France rémunéré autour de 2000 euros, correspondant à la moyenne nationale pour ce poste.

Deux refus et c’est la suspension

Après deux refus d’une offre raisonnable, les demandeurs d’emploi s’exposent à une radiation et à la suspension des allocations. Toutefois, le Ministère du travail rassure: ni le montant ni la durée des indemnités ne sont modifiés par ce décret. Les frontaliers restent également libres de postuler à l’étranger pour bénéficier de rémunérations plus élevées.

Un accompagnement renforcé est par ailleurs expérimenté depuis plusieurs mois dans 19 agences France Travail spécialisées, ciblant 75% des chômeurs frontaliers. Pendant les deux premiers mois, les candidats se voient proposer des offres d’emploi en France et à l’étranger. Passé ce délai, leur accompagnement est recentré sur le marché français. Refuser deux offres «raisonnables» entraînera, là aussi, la suspension des droits au chômage.

Cette mesure vise à accélérer le retour à l’emploi et à alléger les finances de l’Unédic. L’indemnisation des frontaliers coûte actuellement près de 800 millions d’euros par an à l’assurance chômage.

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