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Lettre d’EuropeDe la touristophobie à la touristophilie

Guillermo Altares
Guillermo Altares
EL PAÍS

Une majorité de métropoles européennes hébergent des hôtels baptisés Londres, Grande-Bretagne ou Angleterre. Ils rappellent la naissance du tourisme de masse, à cette époque du «Grand Tour» où le continent commençait à être inondé de visiteurs britanniques, munis des nouveaux guides Murray, qui furent publiés dès 1836. Ces voyages ont métamorphosé l’Europe à une cadence de plus en plus effrénée pendant pratiquement deux siècles, jusqu’à l’arrêt complet de ce phénomène en raison de l’apparition du coronavirus et du confinement obligatoire. Ces dernières années, pour une partie des Européens, le tourisme semblait être devenu une malédiction. L’Espagne, en particulier, souffrait d’une sorte de syndrome de Magaluf, les visiteurs étrangers étant associés à des sauvages mettant à mal l’équilibre urbain. Il a fallu la tragédie du Covid-19 pour se souvenir que ce secteur représente 12% du PIB de l’Espagne et constitue un pilier de son économie. Même s’il engendre pas mal de problèmes, il a également forgé l’Europe sans frontières dans laquelle nous vivons.

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