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Politique syrienne
D’après Téhéran, Assad aurait gagné

Il s’agit de la première visite d’un président iranien en Syrie depuis 2010, alors que Téhéran n’a jamais cessé de fournir un soutien économique, politique et militaire au régime d’Assad.
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«Le gouvernement et le peuple syriens ont traversé de grandes difficultés, et aujourd’hui, nous pouvons dire que vous avez surmonté tous ces problèmes et remporté la victoire malgré les menaces et les sanctions qui vous ont été imposées», a déclaré le président iranien Ebrahim Raïssi lors d’une rencontre avec son homologue syrien.

Il s’agit de la première visite d’un président iranien en Syrie depuis 2010, alors que Téhéran n’a jamais cessé de fournir un soutien économique, politique et militaire au régime d’Assad. Un soutien contribuant à faire basculer le conflit en faveur de Damas. Le dernier président iranien à s’être rendu à Damas est Mahmoud Ahmadinejad, en septembre 2010, avant la guerre en Syrie qui a fait plus d’un demi-million de morts.

Le président syrien a de son côté estimé que «durant les périodes difficiles», les relations syro-iraniennes étaient «stables et constantes, malgré les graves tempêtes politiques et sécuritaires qui ont frappé le Moyen-Orient». Grâce à ses alliés russes et iraniens, le régime syrien contrôle aujourd’hui la majorité des territoires perdus depuis le début du conflit en 2011. En dépit d’une nette baisse de l’intensité des combats depuis 2019, les armes ne se sont pas totalement tues.

Le porte-parole du gouvernement iranien, Ali Bahadori Jahromi, a affirmé que ce voyage, à l’invitation du président Assad, revêtait une «importance stratégique» pour les deux pays et que son objectif était d’ordre «économique». Selon l’agence Sana, Raïssi doit discuter des relations bilatérales, des questions économiques et politiques et des «développements positifs» sur le plan diplomatique régional.

Des accords attendus

Selon le quotidien Al-Watan, de «nombreux accords et protocoles d’accord» devraient être signés à l’occasion de la visite de Raïssi, notamment dans le domaine de l’énergie. Le journal a ajouté qu’une nouvelle ligne de crédit à investir dans le secteur de l’électricité devrait être négociée, dans un pays où le courant peut être coupé jusqu’à une vingtaine d’heures par jour.

«La partie iranienne s’est fortement présentée comme un contributeur à la phase de reconstruction», explique l’analyste politique syrien Oussama Dannoura. «La visite permettra d’obtenir des résultats économiques importants et l’accent pourrait être mis sur des stratégies économiques à long terme», ajoute-t-il.

Le rapprochement inattendu entre l’Arabie saoudite et l’Iran bénéficie à Bachar al-Assad, qui s’efforce de mettre fin à plus d’une décennie d’isolement diplomatique. Plusieurs capitales arabes longtemps hostiles au régime de Damas, notamment Ryad, ont récemment renoué avec lui, en particulier après le séisme dévastateur de février en Turquie et en Syrie.

Le dernier président iranien à s’être rendu à Damas est Mahmoud Ahmadinejad, en septembre 2010, avant la guerre en Syrie qui a fait plus d’un demi-million de morts. Le président Assad, lui, s’était rendu en Iran en mai 2022, pour la deuxième fois depuis le début de la guerre.

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AFP/Iñaki Dünner