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Nouveau gardien aux VernetsManzato: «Je veux aussi aider Descloux à grandir»

Le Vaudois est venu à Genève pour prendre du plaisir et connaître du succès avec les Aigles. Tout en poussant l’autre portier des Grenat à se surpasser.

Daniel Manzato se sent déjà bien dans sa tunique de Ge/Servette.
Daniel Manzato se sent déjà bien dans sa tunique de Ge/Servette.
Eric Lafargue
Quand il gardait la cage de Lugano, Noah Rod lui a souvent donné des frayeurs. Il est aujourd’hui son capitaine.
Quand il gardait la cage de Lugano, Noah Rod lui a souvent donné des frayeurs. Il est aujourd’hui son capitaine.
Eric Lafargue
Quand il défendait les filets d’Ambri, Timothy Kast avait souvent buté contre lui…
Quand il défendait les filets d’Ambri, Timothy Kast avait souvent buté contre lui…
Eric Lafargue
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C’est l’histoire d’un petit Vaudois, plus précisément celle d’un Broyard qui a effectué sa formation à Fribourg Gottéron et qui s’apprête à apprendre l’hymne du «Cé qu’è lainô» et l’accent genevois. Après six ans passés à Lugano et deux saisons à Ambri, Daniel Manzato a bien roulé sa bosse avant de débarquer aux Vernets. Mais celui qui compte 34 sélections en équipe de Suisse n’est pas venu à Genève pour terminer sa carrière en roue libre, bien au contraire.

«Pour moi, c’était un de mes objectifs de revenir dans cette partie francophone après un exil de plusieurs années au Tessin», se réjouit ce gardien d’expérience. Âgé de 36 ans aujourd’hui, celui qui est aussi passé dans sa riche carrière par Victoriaville (Ligue Majeur junior du Québec), Las Vegas, Kloten, Bâle et Rapperswil, a hâte de prendre place dans les cages des Aigles avec Gauthier Descloux.

‹‹Tout ce que j’avais entendu avant de venir ici s’est vérifié, l’ambiance est fantastique››

Daniel Manzato, nouveau gardien de Ge/Servette

Après le départ de Robert Mayer, l’ex-portier de la Valascia aura le rôle du grand frère dans un vestiaire qui l’a accueilli les bras ouverts. «Tout ce que j’avais entendu avant de venir ici s’est vérifié, l’ambiance est fantastique tout comme l’encadrement et la manière dont le club fonctionne.» Que demander de plus?

À ce qu’il paraît, vous n’êtes pas le dernier à chauffer le vestiaire. On se trompe?

Non, vous avez raison. Mais cela fait partie de mon rôle et de ma personnalité. Avec mon expérience, il est important d’encourager et daccompagner les jeunes. Même si nous, les gardiens, on est souvent un peu à part, on fait partie malgré tout de l’équipe. C’est un plaisir d’échanger avec tout le monde. On a besoin de se retrouver tous les jours dans une bonne atmosphère. C’est positif pour le groupe.

Vous avez connu de nombreux vestiaires dans votre carrière, notamment ceux de Lugano. Comment gère-t-on les ego des stars?

À Genève, il n’y a pas du tout un problème d’ego. Il y a surtout un ADN propre à ce club, notamment au niveau de sa mentalité et sa manière de travailler. Dans cette équipe il y a de bonnes valeurs de cohésion, on les ressent dans le vestiaire. Et les joueurs qui ont débarqué cette saison ont également ces mêmes valeurs. C’est positif pour la suite.

Et comment cela se passe-t-il avec l’autre gardien, Gauthier Descloux?

Superbien! Honnêtement, je ne le connaissais pas énormément malgré le fait que nous venons pratiquement de la même région. Je l’avais juste côtoyé comme adversaire. Je dois dire que nous avons rapidement trouvé une bonne relation de travail dans la mesure où nous avons les mêmes valeurs. On a chacun l’envie de s’améliorer, même si on est à différents stades de notre carrière. Nous avons dans tous les cas une passion identique qui aide à nous comprendre et à nous pousser vers le haut.

‹‹Gauthier est à un âge où il peut encore franchir des étapes››

Daniel Manzato, qui a succédé à Robert Mayer

C’est quoi votre but?

Comme c’était déjà le cas durant mes deux dernières années avec Ambri et Benji Conz, mon objectif est d’amener mon expérience dans notre duo, tout en aidant Gauthier à se surpasser. Il est à un âge où il peut encore franchir des étapes. C’est à moi de l’aider à grandir.

Daniel Manzato est avant tout  à Genève pour prendre du plaisir.
Daniel Manzato est avant tout à Genève pour prendre du plaisir.
Eric Lafargue

Allez-vous reprendre le rôle de Robert Mayer, parti à Davos?

J’ignorais comment fonctionnait Robert Mayer à l’intérieur, moi j’ai envie d’être là sans trop regarder en avant et sans un objectif de matches joués. À mon stade, l’important est surtout de prendre du plaisir chaque jour. À partir de là, on verra ce qui va se passer. Le plus important est d’apporter ma pierre à l’édifice de la meilleure façon possible. J’ai aussi vraiment envie que l’équipe connaisse du succès. Si cela se fait à mes dépens, je vais très bien le vivre.

Et d’aller chercher ce titre qui manque encore a votre palmarès?

Il y a eu deux finales et un match No 7, mais là, c’est encore trop tôt pour parler de ce genre de choses. Maintenant, il est clair qu’un sportif professionnel qui commence une nouvelle aventure dans un cadre tel que celui-ci, aux Vernets, a le droit d’y penser, sachant quil y a de la qualité dans le groupe.

Avec Pat Emond derrière le banc, tout est possible

J’apprends à le connaître et avec sa carrière, je dois avouer qu’il dégage une sacrée sérénité. Vous parliez de gérer des ego, là il est vraiment dans son domaine. Je pense qu’avec Ge/Servette nous avons toutes les cartes en main pour bien faire. Or, avec tous les changements qu’il y a eus, il faudra bien démarrer cette saison pour donner rapidement confiance à tout le monde