AboSolidarité intercantonaleD’importants renforts du SIS sont engagés dans le Valais
Les premières équipes sont parties dans la nuit de samedi à dimanche pour participer à de nombreux sauvetages dans la région de Sierre.

Les pompiers genevois sont sur tous les fronts. Ils ont tenu la baraque samedi à Genève, les voici depuis la nuit dernière dans le Valais. Le Rhône n’est pas le même pour tous. Il reste dans son lit chez nous, malgré un débit élevé, il en est sorti, dans des proportions catastrophiques, dans la région de Sierre notamment.
Les premiers renforts demandés par les confrères valaisans ont pris la route à 3 h 30 du matin, ce dimanche. Dans l’urgence, sirènes et feux bleus allumés, des forces dédiées au sauvetage de personnes. Sept spécialistes en intervention aquatique (SIA) sont arrivés sur zone au lever du jour, emmenant leur bateau gonflable, qui n’a rien d’un «promène-touriste».
Ils ont aussitôt été engagés pour porter secours aux habitants réfugiés sur les toits et les balcons de leurs maisons. De nombreuses mises en sécurité ont ainsi été réalisées, avec le soutien de moyens héliportés. Ils sont toujours engagés dans les zones sensibles.

Deux autres convois sont partis depuis de Genève. Les pompiers valaisans sont, c’est peu de le dire, sous l’eau. Leurs casernes sont vides, il faut les suppléer avec des moyens incendie venus d’autres cantons. De Genève, une auto-échelle, une tonne-pompe et un véhicule de désincarcération.
Ils sont partis en convoi à 7 h 30, en étant obligés de quitter l’autoroute à la sortie Sion-Ouest, celle de Sierre étant fermée et impraticable. Puis, à 8 h 45, des moyens de pompage lourd ont pris la direction de Monthey. Dans les camions, des sapeurs volontaires du Groupement SIS, une douzaine de collaborateurs à pied d’œuvre durant toute la journée pour venir en appui sur le front des inondations.
À la manœuvre de cette noria intercantonale, le lieutenant-colonel Frédéric Jaques précise que «les effectifs sont bien sûr toujours garantis à Genève, avec une capacité de montée en puissance si nécessaire». Mais, ajoute-t-il, ce genre de collaboration effective entre les cantons – Vaud a également envoyé du personnel et des engins en Valais – «doit devenir la règle. Face aux catastrophes naturelles de grande ampleur, il est essentiel de pouvoir nous renforcer les uns les autres.»
La dernière fois que le SIS a été appelé par un autre canton, c’était à La Chaux-de-Fonds. Le réchauffement climatique et ses conséquences apprennent aux secouristes à voyager avec les signaux prioritaires à travers la Suisse romande.
Le contenu qui place des cookies supplémentaires est affiché ici.
À ce stade, vous trouverez des contenus externes supplémentaires. Si vous acceptez que des cookies soient placés par des fournisseurs externes et que des données personnelles soient ainsi transmises à ces derniers, vous devez autoriser tous les cookies et afficher directement le contenu externe.
Pour revenir à l’actualité locale, 60 interventions ont été assurées durant les dernières vingt-quatre heures. Un arbre a dû être tronçonné en urgence au parc Bertrand, un autre concerne les sapeurs-bûcherons aux Eaux-Vives, dans le secteur de Frank-Thomas.
Le lac reste en vigilance crue de degré 2. Les crues en Valais vont forcément s’étaler dans le bassin lacustre. Le Rhône est donc un point d’attention permanent. Deux facteurs jouent en sa faveur pour le maintenir à un niveau acceptable. L’Arve ne monte pas et les températures en baisse significative vont ralentir la fonte des neiges en montagne.
Enfin, il faut une fois encore remercier les montagnes qui nous entourent et la masse d’air froid qui vient du lac. Les cellules orageuses perdent en énergie à son contact. Celles qui ont éclaté dans le Valais sont arrivées par l’Italie.
Vous avez trouvé une erreur?Merci de nous la signaler.















