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Jeux paralympiques«Cette médaille, ce n’est pas seulement la mienne»

Ceilne Van Till (à gauche) et la Danoise Emma Lund entourent la médaillée d’or, Marieke van Soest.
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«Je n’ai pas de mots, c’est extraordinaire!» Celine Van Till a remporté mercredi la première médaille paralympique de sa carrière. C’est surtout le sentiment de reconnaissance qui l’anime après avoir pris la deuxième place du contre-la-montre individuel en catégorie tricycle (14,2 km). «J’ai envie de remercier ma famille, mes amis, le staff et toutes les personnes qui travaillent dans l’ombre, poursuit la Genevoise de 33 ans. Cette médaille d’argent, ce n’est pas seulement la mienne, c’est aussi la leur.»

Engagement total

Championne du monde de la spécialité, Celine Van Till faisait clairement partie des favorites. Mais encore fallait-il être en mesure de gérer la pression inhérente à un tel événement. En pleine effort, la Genevoise est passée à deux doigts de la chute dans les derniers kilomètres. «En tricycle, on doit beaucoup ralentir pour prendre les virages. J’ai perdu l’équilibre dans une courbe et mon vélo a basculé. Un instant, j’ai cru que c’était terminé. C’est allé très vite, mais je pense que la frayeur était encore plus grosse pour mon entraîneur qui était dans la voiture suiveuse! Je suis repartie la tête dans le guidon.»

Oui, il fallait prendre tous les risques pour monter sur le podium. Celine Van Till l’a fait. «C’est la première fois que je suis épuisée à ce point à la fin d’une course. J’ai absolument tout donné.» La Genevois concède finalement 2’10’’ à l’intouchable Néerlandaise Marieke van Soest, médaillée d’or.

Cette médaille d’argent est encore plus belle car elle tombe le même jour que la troisimème place de l’Appenzelloise Franziska Matile-Dörig en contre-la-montre, dans la catégorie C4. «Elle a décroché sa médaille juste avant mon échauffement. On croit l’une en l’autre, on se soutient mutuellement. C’est exceptionnel de pouvoir partager ces moments avec elle.»

Focus sur la course de samedi

Et si Celine Van Till goûtait à nouveau au goût de la médaille samedi, à l’occasion de la course en ligne? Gonflée à bloc, l’athlète de 33 ans y croit. «Si je récupère bien, j’aurai toutes mes chances. Il va falloir bien dormir et faire une bonne récupération active demain. Je devrai définir une stratégie, car ce sera une course très tactique, anticipe-t-elle. Aujourd’hui, je vais profiter de ces émotions incroyables, mais je ne dois pas me laisser prendre par cet engouement. Je dois restée focalisée sur la course de samedi.»

Celine Van Till participe à Paris à ses deuxième Jeux paralympiques. Elle avait concouru en 2016 à Rio en hippisme. Elle s’est ensuite mise à l’athlétisme dans le but de participer aux Paralympiques de Toyko, mais a dû renconcer en raison de troubles de l’équilibre et de son handicap visuel. Elle a ensuite mis un terme à sa carrière sportive… avant de se diriger vers le cyclisme, six mois plus tard. Elle récolte à Paris les fruits d’un travail acharné et d’une persévérance sans faille.