Mesure contre les cyberattaquesL’UE se dote d’un «bouclier cyber» pour se protéger des attaques informatiques
L’Union européenne va se doter d’un «bouclier cyber» pour détecter plus rapidement des attaques informatiques sur des infrastructures européennes et mieux les contrer.
![[Symbolic Image / Staged Image] A blackmail attempt displayed on a computer screen, Data is encrypted, victim is asked to pay ransom for data recovery, July 7, 2019 (KEYSTONE/Christian Beutler)](https://cdn.unitycms.io/images/A9oZ4JQ4qdqAByaieRh2P-.jpg?op=ocroped&val=1200,800,1000,1000,0,0&sum=Ac87ed7riVI)
L’Union européenne va se doter d’un «bouclier cyber» pour mieux se protéger des attaques informatiques, ont annoncé mercredi les 27 pays membres dans un communiqué.
Afin de mieux détecter d’éventuelles cyberattaques, qui se sont multipliées depuis l’invasion russe de l’Ukraine le 24 février 2022, l’UE va se doter d’un système d’alerte, étendu à l’ensemble de son territoire.
La détection sera confiée à un réseau européen de six ou sept «cyber hubs», selon ce communiqué. Equipés de supercalculateurs et de systèmes d’intelligence artificielle, ils fonctionneront sur le modèle du système de satellites Galileo, avait indiqué la Commission européenne lors de la présentation l’an dernier de ce projet de «cyber bouclier».
L’idée est de réduire au maximum le temps de détection d’une attaque informatique sur des infrastructures européennes (hôpitaux, réseaux énergétiques, etc) afin de mieux la contrer.
Il s’écoule aujourd’hui en moyenne 190 jours entre le début de la diffusion d’un malware, logiciel malveillant, et le moment où on le détecte, soulignait en avril dernier la Commission.
Un bouclier à 1 milliard d’euros
L’UE va également se doter d’une «réserve cyber», constituée de plusieurs milliers d’intervenants, des prestataires publics et privés, sur la base du volontariat, pour soutenir l’effort de défense en cas d’attaque. Un Etat membre, une institution et certains pays tiers associés, comme la Suisse ou la Norvège, pourront faire appel à cette «réserve» en cas d’attaque significative ou à grande échelle, selon le communiqué des 27.
Le coût de ce «cyber bouclier» avait été évalué à plus de 1 milliard d’euros, aux deux tiers financés par l’UE, par la Commission européenne en avril dernier.
Ces nouvelles mesures doivent encore être adoptées formellement par le Conseil de l’UE, qui regroupe les Etats membres, et le Parlement européen.
AFP
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