Zep projette un chêne XXL à Lancy

Art multimédiaLe grand immeuble de l’Étoile Palettes servira d’écran géant.

Trois états de l’installation «Présence» imaginée par Zep pour le festival Lancy en Lumières.

Trois états de l’installation «Présence» imaginée par Zep pour le festival Lancy en Lumières. Image: Zep/Nicolas Senjaric

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Depuis trente ans qu’il dessine des arbres, Zep n’en avait conçu un de cette taille. Le chêne que l’auteur de Titeuf a imaginé sur mesure pour le festival Lancy en Lumières mesure près d’un mètre de haut sur le papier. Mais lorsqu’il sera projeté sur une des façades de l’Étoile Palettes, il atteindra environ 45 mètres! Gigantesque, l’image s’animera dès ce jeudi, de 18h à 22h. Intitulée «Présence», la création de Zep s’accompagne de deux autres installations, la première élaborée par le duo Fred Penelle et Yannick Jacquet, la seconde réalisée par l’artiste François Moncarey. L’ensemble, qui tournera en continu chaque soir jusqu’au 18 décembre, a été regroupé sous la bannière thématique «KosmoPalettes».

Œil nouveau

«Le principe de Lancy en Lumières, c’est d’emmener l’art multimédia dans l’espace urbain afin de redécouvrir la commune d’un œil nouveau», explique Mathilde Babel Rostan, responsable des affaires culturelles à Lancy. Lancé en 2017, le festival se déplace de quartier en quartier au fil des ans. Après avoir pris place initialement du côté de la mairie du Grand-Lancy et du parc Bernasconi, puis migré autour de la salle communale du Petit-Lancy, l’événement nomade investit le quartier des Palettes. «Cette année, on est parti sur l’idée du cosmos, avec l’envie de se tourner vers les étoiles et de s’émerveiller face à la nature», poursuit notre interlocutrice. «Même si de belles prouesses techniques sont réalisées pour l’occasion, la technologie dégage une réelle poésie.»

Contacté par des responsables lancéens qui avaient à l’évidence beaucoup apprécié son album «The End», un thriller écologique paru en avril 2018, Zep a phosphoré autour du thème de l’arbre, qui lui est cher. «Ce sont les modèles vivants les plus dociles, ils ne bougent pas», commente l’auteur genevois. «J’ai appris à ressentir leur présence en les dessinant. Quand on reste face à eux durant une demi-heure ou une heure, il s’établit une sorte de contact. Les arbres réagissent à notre présence, c’est un phénomène validé par la science.»

Cycle raccourci

Pour Lancy en Lumières, Zep a d’abord arpenté une commune qu’il connaît bien pour y avoir habité durant plusieurs années. «Je voulais dessiner un des chênes de Lancy. Mais je n’ai pas trouvé l’arbre idéal, susceptible de prendre place sur un pignon d’immeuble. Du coup, j’en ai fabriqué un à partir de plusieurs éléments observés à différents endroits.» Le végétal sert de base à une animation résolument contemplative. Spécialisé dans les logiciels destinés au mapping, François Moncarey, par ailleurs présent à Lancy en Lumières avec son installation «Konstellation», en a réalisé l’adaptation avec Nicolas Senjaric. Zep trouve le résultat épatant. «J’ai vu une simulation sur un grand écran d’ordinateur. Tout se passe autour d’un arbre immobile. On découvre un cycle de vingt-quatre heures, raccourci sur huit minutes. La lumière change, la lune apparaît, des étoiles, un hibou, des lucioles… C’est assez saisissant.»

Lancy en Lumières, du 5 au 18 décembre, de 18h à 22h, Étoile Palettes, av. des Communes-Réunies 62, 72 et 73 au Grand-Lancy. Lancement avec un spectacle de feu jeudi5 décembre à 18h30.

Créé: 03.12.2019, 17h29

Deux autres installations pour s’échapper et rêver

Outre «Présence», imaginé par Zep, Lancy en Lumières propose deux autres installations. Le Bruxellois Fred Penelle et le Genevois Yannick Jacquet, qui vit et travaille dans la capitale belge, confrontent la gravure sur bois aux technologies de création numérique.
À l’enseigne de «Mécaniques discursives», le duo actuellement exposé à la Ferme de la Chapelle présente une création invitant à l’escapade et à la rêverie. L’ensemble, minutieusement monté sur une des façades de l’Étoile Palettes, trace des connexions, des chemins, de vrai-faux itinéraires en boucle, comme le scénario d’un film aux mille histoires. Dans un autre registre, l’artiste pluridisciplinaire genevois François Moncarey ramène les étoiles au centre de la cité avec un dôme qui prend vie grâce à 500 mètres de LED. Nommée «Konstellation», son installation entend recréer virtuellement un paradis perdu et questionner notre rapport au monde, dans une ville en constante mutation.PHM

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