Yann Gross remporte le 1er Prix de photographie des droits de l’homme

ImageLe lauréat du prix lancé par la fondation Act On Your Future voit son travail sur les Guarani du Brésil exposé à la galerie Art Bärtschi & Cie.

Les Guarani empruntent les codes culturels des rappeurs.

Les Guarani empruntent les codes culturels des rappeurs. Image: Yann Gross

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Pas mal, pour un début! Le jeune artiste qui remporte le Prix de photographie des droits de l’homme de la fondation Act On Your Future voit son travail exposé, durant une semaine, dans une galerie genevoise à la réputation prestigieuse, Art Bärtschi & Cie. Plus encore: soit il reçoit 5000 francs, soit la fondation met à sa disposition un budget de 10 000 francs pour monter un nouvel accrochage l’an prochain.

Yann Gross n’a pas encore fait son choix. Le lauréat de cette première édition du prix a déjà un livre et une exposition sur le feu en vue des Rencontres photographiques d’Arles 2016. Pour l’heure, Tekoha, son travail sur les peuples guarani du Mato Grosso do Sul, au Brésil, est accroché sur les immenses murs blancs de l’entrepôt de la route des Jeunes. «J’aime travailler sur l’échange de cultures: sillonner le Valais en vélomoteur, photographier les skateboarders en Ouganda ou les catcheurs alémaniques…» explique le photographe de 34 ans.

«Au Brésil, j’ai été sensible à ces rappeurs guarani qui choisissent un mode d’expression occidental pour dénoncer leur situation. Ces peuples sont spoliés de leurs terres, données par le gouvernement à des fermiers. La forêt a fait place aux plantations de soja, de maïs et de canne à sucre. Et les Guarani en sont réduits à occuper comme des squatters leur territoire ancestral.»

Le travail de Yann Gros voisine celui des quatre autres sélectionnés: Laurence Rasti (Il n’y a pas d’homosexuels en Iran), Younès Klouche (Trust Magnum), Simone Cavadini (Res Publica) et Cecilia Suarez (1948/2013). «Ces cinq photographes ont été sélectionnés par un jury de professionnels. Pouvaient concourir cette année des étudiants et ex-élèves de l’ECAL», commentent Léna Menge et Keyvan Ghavami, cofondateurs de Act On Your Future avec Romain de Planta.

«Notre souhait est de sensibiliser aux droits de l’homme des jeunes qui ont envie d’orienter leur carrière professionnelle dans ce sens. Notre fondation attribue aussi un prix académique, pour atteindre les esprits. Avec la photographie, nous espérons toucher les gens aux tripes.» Une médiation culturelle mise en place par la fondation permet aux classes du CO de la Florence et de l’Ecole internationale de bénéficier de visites guidées à la galerie.

L’an prochain, pour la deuxième édition du prix, la fondation aimerait ouvrir le concours aux élèves de la HEAD et de l’Ecole de photo de Vevey.

Exposition jusqu’au 17 déc. tous les jours sauf dimanche, de 12 h à 18 h, galerie Art Bärtschi & Cie, route des Jeunes 43, allée G. (TDG)

Créé: 10.12.2015, 18h25

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