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Carnet noirLa voix de Poulenc, Denise Duval, s'est éteinte

La soprano française, qui fut l'égérie du compositeur Francis Poulenc, est morte lundi à 94 ans, en Suisse.

Denise Duval.
Denise Duval.
AFP

Denise Duval s'est éteinte en Suisse (canton non connu), où elle vivait depuis son retrait de la vie artistique.

Née à Paris le 23 octobre 1921, Denise Duval avait fait ses études au conservatoire de Bordeaux où elle a fait ses débuts au théâtre. Très vite, elle se tourne vers la chanson et est remarquée par Francis Poulenc alors qu'elle se produit aux Folies-Bergères.

Une amitié exceptionnelle la liera au compositeur jusqu'à la mort de ce dernier, en 1963. «Elle a été pour lui un rayon de soleil, ils étaient confidents l'un de l'autre jusqu'au bout», a témoigné son biographe Bruno Berenguer.

Créations d’œuvres de Poulenc

Le compositeur fait appel à elle dès 1947, pour la création des «Mamelles de Tirésias», opéra bouffe tiré du drame surréaliste d'Apollinaire. Denise Duval enchaîne les oeuvres de son temps (Darius Milhaud, Germaine Tailleferre, etc.) et promène sa voix de soprano gracile dans quelques productions de l'Opéra de Paris («La Flûte enchantée», «Oberon», «Les Indes galantes»).

Mais c'est Poulenc encore et toujours qui la fera triompher, d'abord dans le rôle de Blanche pour la première française de «Dialogues des carmélites» (Palais Garnier à Paris, 1957) et surtout dans «La Voix humaine», composée à son attention d'après une pièce de Jean Cocteau.

Large répertoire

Si son nom reste indissociablement lié à celui du compositeur de «Dialogues des carmélites», sa carrière singulière s'est cependant étoffée au travers d'un très large répertoire (L'Heure espagnole, Manon, Tosca, Thaïs, Madame Butterfly, etc.) Elle fut aussi une grande Mélisande.

Outre sa présence sur les scènes françaises, Denise Duval s'est produite dans les plus grandes salles lyriques internationales. Denise Duval avait quitté la scène en 1965 à la suite d'un accident vocal mal traité, qui l'avait laissée quasiment aphone.

ats

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