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Par le viol, Pablo Larraín atteint droit au cœur

Le cinéaste chilien troue l’écran pour décocher sur scène un monologue coup-de-poing à la Koltès. Le public du Galpon en sort sonné.

L’éclaboussant Roberto Farías vend des babioles et crache ses tripes dans «Acceso», cri de révolte du Chilien Pablo Larraín.?
L’éclaboussant Roberto Farías vend des babioles et crache ses tripes dans «Acceso», cri de révolte du Chilien Pablo Larraín.?
PABLO LARRAÍN

Acceso («accès» en espagnol), un euphémisme passe-partout pour signifier «pénétration». Et de la pénétration, il en est question à tous les étages de ce tsunami dramaturgique qui secoue, malmène et éclabousse ses audiences depuis son premier déferlement en 2014.

Il y a d’abord la saillie intempestive de Pablo Larraín, qui quitte la bidimensionalité du cinéma (Tony Manero, No, El Club…) pour envahir en trombe la scène théâtrale. Impossible, même en ignorant la carrière du Chilien primé à Cannes ou à Berlin, de ne pas éprouver face à cet Acceso présenté avec surtitrages français mercredi et jeudi au Galpon, la sensation d’un écran que crève littéralement un comédien lâché comme une bombe humaine.

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