La Ville redéfinit son soutien aux différents festivals de films à Genève

CinémaLes subventions au GIFF et au FIFDH seront augmentées.

Expérience immersive au GIFF, qui aura lieu du 2 au 10 novembre, festival toujours à l’affût des évolutions et des innovations technologiques.

Expérience immersive au GIFF, qui aura lieu du 2 au 10 novembre, festival toujours à l’affût des évolutions et des innovations technologiques. Image: MAGALI GIRARDIN

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Les festivals de cinéma à Genève sont nombreux et c’est tout sauf un euphémisme. En incluant les manifestations biennales, cela fait entre douze et treize par année, avions-nous compté il y a quelque temps. Et même si tous ne bénéficient pas d’une convention avec la Ville de Genève, celle-ci vient d’annoncer un redéploiement de ses mesures de soutien aux festivals de cinéma. Le raisonnement repose sur une double observation: la longévité de ceux-ci et leur fréquentation. Dans la chronologie de leur création, les six plus vieux festivals de films de Genève sont Black Movie (1991), Cinéma tous Écrans (1995), qui s’appelle désormais le GIFF, Filmar in America latina (1999), le FIFDH (dédié aux droits humains, 2003), le FIFOG (consacré au cinéma oriental, 2005) et Animatou (centré sur l’animation, 2006).

Montants inchangés

Consciente que le GIFF et le FIFDH sont ceux dont le rayonnement international (et la fréquentation) est le plus important, la Ville a décidé d’accroître son soutien à ces deux manifestations pour l’exercice 2019 - 2022. Il passera de 520 000 à 550 000 pour le GIFF et de 470 000 à 500 000 pour le FIFDH.

De leur côté, les montants alloués à Black Movie et à Filmar demeurent inchangés. En revanche, la subvention annuelle dévolue au FIFOG ne sera pas reconduite au terme de l’édition 2019. Mais une nouvelle formule pour valoriser le cinéma oriental sera étudiée, dans le cadre des festivals existants. Pour Animatou, les choses dépendent d’une réflexion que le Département de la culture et du sport engagera l’an prochain. Enfin, en ce qui concerne des événements plus sporadiques et plus modestes – le communiqué cite Everybody’s perfect (queer festival) et Palestine, filmer c’est exister –, la Ville maintiendra un soutien de cas en cas. «Toutes les manifestations culturelles conventionnées sont rediscutées en fin d’exercice, précise Félicien Mazzola, porte-parole du Département de la culture et du sport. Nous avons choisi de mettre deux festivals en avant parce que leur spécificité ne se retrouve nulle part ailleurs.»

Tout est clair, en somme. Ou presque. Cet interventionnisme dans la politique de programmation culturelle n’est pas surprenant, au su de l’inflation nette des festivals de films organisés à Genève. Certains pensent qu’il y en a trop et qu’on ne sait plus où donner de la tête, ni de la rétine. Sauf que la plupart d’entre eux continuent à attirer du monde et pour la plupart à faire salle comble. D’où leur nécessité, et surtout leur importance dans une ville où, il y a trente ans, il n’existait presque rien en la matière, en dehors des ciné-clubs et des salles spécialisées. La naissance des festivals à Genève remonte aux années 90, avec la création de Black Movie, et, à peu près en même temps, de Stars de demain, qui était alors dédié aux jeunes espoirs du cinéma européen. Ce dernier, qui a vécu une dizaine d’années, a sans le vouloir donné vie à Cinéma tous Écrans, qui n’était qu’une simple section au sein de l’événement, avant de prendre son envol et de se développer avec la vigueur que l’on sait, quitte à changer de nom plusieurs fois. On refera le point dans vingt ans.

Créé: 27.09.2018, 18h29

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