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La ville et ses cultures tiennent la vedette cet automne à Genève

Le skatepark va se muer en arène pour un show dédié aux arts urbains.

Au milieu du skatepark, Nicolas Musin dessine des mouvements dans l’espace, comme si le danseur voulait échapper à un ennemi imaginaire. Siffle à ses oreilles le vent déplacé par trois lascars, rollers aux pieds. L’un passe à gauche, l’autre à droite, le troisième déboule par l’arrière. Diego Guilloud et ses acolytes se croisent, frôlant un Nicolas qui joue l’effroi. Les virtuoses de la roulette réalisent des figures acrobatiques à réveiller le bitume.

C’est un spectacle qui se crée ici, sur le skatepark de Plainpalais. Celui de la Compagnie Urbaine, que les Genevois pourront voir cet automne au cours de douze représentations. La structure sera couverte pendant deux mois, afin que danseurs et cracks du skate, du roller et du BMX puissent jouer leur rôle dans ce show dédié aux cultures urbaines. Guidés par Nicolas Musin, ils évolueront sur fond de mapping et sur une musique conçue spécialement pour leurs chorégraphies par Tim Paris.

Pour imaginer son show où danseurs et virtuoses de la glisse mêlent leurs partitions, Nicolas Musin a recours à un subterfuge: une maquette en 3D du skatepark a été réalisée puis filmée sur un fond bleu; les concepteurs du spectacle projettent sur elle les figures capturées numériquement. «L’effet 3D est saisissant, commente-t-il. Il y aura des sauts, comme dans le ride urbain, avec des danseurs suspendus au plafond.» Au chorégraphe, l’univers de la glisse apporte ses mouvements et son rythme. Et réciproquement: Diego Guilloud et sa troupe apprennent à décrire des mouvements avec leurs bras, alors que dans leur gestuelle habituelle, «seuls les débutants font ça!»

Le spectacle, qui dure 1 h 30, se compose de 22 tableaux. Un tel projet, inédit, réclame sa propre musique. Elle est composée par Tim Paris, ancien DJ de carrure internationale, âgé de 39 ans qui, à 19 ans, mixait au Rex à Paris. «J’ai commencé par me documenter pour saisir les codes de la culture urbaine, puis je suis passé à la composition, raconte Tim Paris. J’oscille entre les bruits de la ville, des basses, très techno et house, et des sonorités empruntées à toutes les musiques: violoncelle, piano, une voix proche de l’opéra ou des percussions africaines. Mais il faut garder à l’esprit la cohérence du spectacle et, surtout, que les artistes se sentent bien pour danser et évoluer sur la musique.»

A partir de juin, les répétitions s’intensifieront sur le skatepark et les passants pourront deviner les contours de ce show ambitieux à la gloire de la ville.

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