Passer au contenu principal

Le Verbier Festival 2020 sera en mode Beethoven

Martin Engstroem a dévoilé mardi l’affiche de la 27e édition, qui se donne un fil rouge pour la première fois.

En 2020, le Quatuor Ebène s'offre «Beethoven around the world», en proposant l'intégrale des 16 quatuors. Avec une escale obligée à Verbier en 6 concerts.
En 2020, le Quatuor Ebène s'offre «Beethoven around the world», en proposant l'intégrale des 16 quatuors. Avec une escale obligée à Verbier en 6 concerts.
Julien MIgnot

Contrairement à Lucerne ou à Gstaad, le Verbier Festival ne s’est jamais donné un thème pour sa programmation, préférant concocter des programmes sur mesure en fonction des artistes invités. «Ce n’est pas dans la culture d’ici, prétend Martin Engstroem, fondateur et directeur artistique. Je trouve que ça fait trop germanique.»

Mais en 2020 pour les 250 ans de Beethoven, l’exception est de mise et la 27e édition alignera les symphonies Nos 2, 3, 5, 6 et 9 (dont trois sous la baguette de Valéry Guerguiev), l’intégrale des quatuors avec le Quatuor Ebène (voir la vidéo ci-dessous), les mélodies avec Stefan Genz, les sonates pour violoncelle avec Miklós Perenyi et András Schiff, et d’autres surprises dans la série Unlimited. Hormis Beethoven, Mozart, Schubert, Brahms, Wagner, Puccini ou Mahler seront bien représentés.

Le Verbier Festival n’a plus rien à prouver: des milliers de jeunes musiciens s’inscrivent aux auditions organisées un peu partout dans le monde pour participer aux académies et aux orchestres, et tout autant d’alumni sont aujourd’hui des artistes en vue ou occupent des postes de choix dans les plus grands orchestres de la planète. Comme le dit Martin Engstroem, il y a une génération de musiciens pour qui Verbier a toujours existé.

Et de raconter cette conversation vécue l’été dernier: «Le jeune pianiste Sergeï Redkin m’a parlé des deux heures qu’il a passé seul dans l’église où il allait jouer le soir même. Il n’a pas touché son piano, mais simplement repensé à tous les artistes passés là avant lui, à tous les concerts filmés dans ce lieu et qu’il avait visionnés en streaming, à toutes les années passées à travailler dans l’espoir de pouvoir lui aussi enfin s’y produire. Son témoignage m’a touché.»

L’anecdote est représentative de l’esprit que le Suédois a réussi à insuffler à Verbier qui, dans les années 90, véhiculait l’image d’une station bon marché pour skier et faire la fête. Désormais, on y monte en été pour vivre une expérience culturelle, un bain de musique et de nature où l’on peut croiser aussi bien les monstres sacrés du classique que ceux qui le seront dans 10 ou 20 ans.

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.