Trois questions à Xavier Beauvois, réalisateur des «Gardiennes»

InterviewXavier Beauvois y a présenté en première suisse son nouveau film, au Geneva International Film Festival.

Le réalisateur Xavier Beauvois a fait le déplacement à Genève pour présenter son nouveau film.

Le réalisateur Xavier Beauvois a fait le déplacement à Genève pour présenter son nouveau film. Image: Getty Images

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

C’est une ouverture flamboyante qui a eu lieu vendredi soir, simultanément à Pitoëff et au Cinérama Empire. Xavier Beauvois y a présenté en première suisse son nouveau film, Les gardiennes, en compagnie de Nathalie Baye et d’Iris Bry, qui y fait ses débuts. Ce magnifique drame paysan, qui se déroule durant la Grande Guerre et se concentre sur le quotidien des femmes restées dans leurs fermes pendant que les hommes sont au combat, est d’ailleurs coproduit par la société genevoise Rita Productions. Il sera à l’affiche le 6 décembre. En attendant, nous avons brièvement rencontré Xavier Beauvois quelques heures avant.

Qu’est-ce qui vous a séduit dans ce sujet et dans le livre d’Ernest Pérochon dont est tiré le film?

D’abord, je dois préciser que j’aime beaucoup les films de guerre. 14-18 fait d’ailleurs l’objet de peu de fictions en France. Et encore moins de fictions qui racontent l’arrière-plan de la guerre, c’est-à-dire la vie de ces femmes qui doivent tenir les fermes, ou les commerces, pendant que leurs époux sont au front. J’ai lu énormément de choses sur cette période, je collectionne même pas mal d’objets.

En visionnant le film, on a le sentiment de découvrir des choses inédites sur cette réalité historique, justement.

Oui, on voit bien que pendant le conflit, la vie quotidienne continue dans les régions, dans les villages et les fermes. - Les vaches continuent à naître, il faut les traire, il faut acheminer la nourriture et mille autres choses. Sait-on par exemple qu’il n’y avait pas assez de vin en France à cette époque, ce qui est un paradoxe pour notre pays? Non. C’est un fait parmi d’autres que j’ai appris en tournant Les gardiennes.

Comment avez-vous travaillé avec des actrices aussi différentes que Nathalie Baye et Laura Smet, qui sont également mère et fille dans le film, et Iris Bry, qui n’avait jamais tourné avant et a été découverte lors d’un casting sauvage?

En discutant de mille choses de manière informelle. En leur montrant différents objets. Après, il a fallu qu’elles prennent des leçons, qu’elles apprennent les travaux des champs, les moissons, les bœufs, tout cela. Il y a un vrai souci de véracité dans mon film. Tout se joue dans le détail. La moindre erreur ruinerait l’ensemble. Et le rythme, particulièrement juste, quand a-t-il été déterminé?

C’est ma femme qui a fait le montage. Sinon, je pense que le rythme d’un film ressemble toujours à son metteur en scène. Je suis plutôt calme, donc le rythme de mes films s’en ressent.

Créé: 03.11.2017, 21h08

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.