Tina Schwizgebel-Wang raconte Shanghai à l’encre et en gravure

Art contemporainDe retour d’une résidence en Chine, l’artiste genevoise expose, virtuellement, un ensemble d’oeuvres en noir et blanc.

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De loin, on dirait que de petites chauves-souris ont choisi de faire la sieste sur une corde à linge. Suspendus au fil par des pinces en bois, dix morceaux de tissu noir accrochent le regard dans la devanture de l’espace Mora-Mora, à Carouge. Lorsqu'on s’approche, on identifie dans ces bouts d’étoffe un objet devenu familier depuis qu’un fameux virus hante nos contrées: un masque de protection. Mais ceux-ci ont le chic d’avoir été conçus et ornés d’un crabe sérigraphié par la styliste genevoise Tina Schwizgebel-Wang.

Mesures de précaution obligent, l’exposition, inaugurée le 10 mars, a dû fermer après quelques jours. Qu’à cela ne tienne, l’artiste offre sur son site la possibilité de contempler virtuellement les oeuvres qu’on peut toujours admirer en passant devant la vitrine de la galerie de la rue Louis-de-Montfalcon. Réalisé lors d’une résidence de trois mois en Chine l’automne dernier et intitulé «Shanghai Ink», ce travail se déploie à travers plusieurs médiums: «J’aime jouer avec différentes formes d’expression», confesse cette créatrice protéiforme. Fidèle au noir et au blanc, Tina Schwizgebel-Wang raconte la ville la plus peuplée de l’empire du Milieu au dessin à l’encre ou par la gravure. Lorsque la situation sanitaire le permettra, celle qui pratique également l’art de graver la peau proposera même de tatouer certains motifs d’estampes.

Portrait impressionniste d'une mégapole

Partie en Chine avec sa comparse Mara Tchouhadjian, avec laquelle elle oeuvre à quatre mains au sein du collectif Le Crabe et la Mécano, Tina a réalisé une trentaine de tableaux qui dressent un portrait impressionniste de la mégapole de Shanghai. On entre dans cet univers comme dans un livre illustré. Des scènes de rue où une skyline ultramoderne surplombe les petites bicoques traditionnelles alternent avec des vues sereines sur la mer ou les paysages citadins, aux foules réunies pour des concerts succèdent de charmants détails poissonniers pris sur le vif des marchés.

Le séjour a aussi inspiré une collection de vêtements à celle qui, après son cursus à la HEAD (Haute école d’art et de design de Genève), a remporté le prix Chloé au Festival international de mode de Hyères en 2019. Baptisé Blue rice, le catalogue comporte une série de tenues pour homme résolument urbaines, agrémentées de broderies et de sérigraphies.

Shanghai ink www.tina-schwizgebel-wang.com ou Instagram @tina_schwizgebel

Créé: 18.03.2020, 19h21

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