Les théâtres romands disent non à «No Billag»

VotationsLa Fédération romande des arts de la scène jugent l'initiative «dangereuse et nuisible pour sa branche d'activité».

Quelques membres de la FRAS lors de la conférence de presse, en septembre dernier: Eric Lavanchy (secrétaire général de l’UTR), Thierry Luisier (secrétaire général de la FRAS), Thierry Loup (directeur de Nuithonie et Equilibre), Bernard Laurent (administrateur de la Comédie de Genève), Vincent Baudriller (directeur du Théâtre de Vidy), Anne Bisang (directrice du TPR) et Marynelle Debétaz (directrice des Spectacles Français, à Bienne).

Quelques membres de la FRAS lors de la conférence de presse, en septembre dernier: Eric Lavanchy (secrétaire général de l’UTR), Thierry Luisier (secrétaire général de la FRAS), Thierry Loup (directeur de Nuithonie et Equilibre), Bernard Laurent (administrateur de la Comédie de Genève), Vincent Baudriller (directeur du Théâtre de Vidy), Anne Bisang (directrice du TPR) et Marynelle Debétaz (directrice des Spectacles Français, à Bienne). Image: FRAS

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«Les médias commerciaux ne s’intéressent qu’aux produits culturels formatés du showbiz musical mondialisé, jamais aux arts de la scène.» La Fédération romande des arts de la scène, réunissant les théâtres de production et d'accueil de Suisse romande, tire à son tour la sonnette d'alarme. Dans un communiqué, la FRAS s'oppose formellement à «No Billag», qu'elle juge «dangereuse et nuisible pour sa branche d'activité».

Dans son argumentaire, la fondation créée l'automne dernier développe quatre points. Selon elle, l'initiative «empêche tout soutien public d’un secteur qui en a besoin, elle met en danger l’équilibre nécessaire entre minorités et majorité suisses pour une cohésion et une identité nationale forte, elle coupe une visibilité indispensable des arts de la scène dans des médias déjà peu enclins à couvrir le secteur culturel et elle empêche une discussion saine sur le devenir de ce service public et polarise inutilement les opinions».

Le Grand Théâtre de Genève s'oppose lui aussi à l'initiative soumise à la votation le 4 mars prochain. Par voie de communiqué, sa direction générale rappelle «la présence très concrète des médias audiovisuels publics et privés sur chaque saison» par la captation vidéo et sonore, la diffusion se spectacles en direct et en différé, mais aussi des émissions critiques et des reportages sur les spectacles. «Le Grand Théâtre de Genève considère que les médias sont des partenaires incontournables et constituent une plateforme de connaissances et un moyen de dialoguer avec le public», souligne le communiqué.

Créé: 23.01.2018, 14h42

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