Le Ballet du Grand Théâtre évoque la Callas

Danse Les représentations de «Callas», spectacle créé en 1983 en Allemagne par Rheinhild Hoffmann, commencent mardi à l'Opéra des Nations.

Rheinhild Hoffmann, 73 ans, a répondu à l’invitation du directeur du Ballet du Grand Théâtre, Philippe Cohen.

Rheinhild Hoffmann, 73 ans, a répondu à l’invitation du directeur du Ballet du Grand Théâtre, Philippe Cohen. Image: Grégory Batardon

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Danse ou pas danse, telle est la question. Plutôt Tanztheater, mot intraduisible auquel des artistes allemands du XXe siècle ont donné ses lettres de noblesse. A 73 ans, l’ancienne directrice du Bremer Tanztheater a répondu à l’invitation du directeur du Ballet du Grand Théâtre, Philippe Cohen, qui lui proposait d’apprendre «Callas» à la troupe genevoise. C’est chose faite, et les représentations commenceront le 10 octobre à l’Opéra des Nations. Une occasion rare de voir se déployer le langage du Tanztheater à travers l’interprétation de jeunes danseurs et danseuses nés après la création de la pièce, en 1983. Ce privilège se double d’une rencontre avec la Callas, un phénomène artistique et médiatique hors du commun, qui a contribué à régénérer l’opéra au milieu du XXe siècle.

Avec «Callas», Reinhild Hoffmann n’a pas voulu raconter la vie de la cantatrice sur scène. Et certainement pas la danser. Art total réunissant la danse, le théâtre, la musique et la décoration, le Tanztheater n’est pas narratif. Il évoque. Il suggère. Il embrouille aussi parfois. «Callas» n’échappe pas à la règle. Deux scènes montrées au public le 30 septembre dernier à l’Opéra des Nations annonçaient la couleur. La première parlait de théâtre du point de vue des spectateurs, en montrant deux retardataires gagnant leurs places dans une salle pleine. Etrangeté, humour, travestissement et voix. Sa voix. Dans «Callas», on entend Callas.

Autre scène entrevue: l’habillage d’un personnage masculin devenu le dépositaire d’un vestiaire théâtral rougeoyant. Lente cérémonie au profit d’un héros bigarré porté en triomphe sur le couvercle d’un piano à queue. La présence de fouets de dressage évoque la discipline sévère que s’imposait Maria Callas. C’est l’un des éléments qui intéressaient Reinhild Hoffmann en créant la pièce.

Elle l’a très bien expliqué, en 1983 déjà: «Je ne vais pas raconter l’histoire de la Callas, mais je me suis intéressée à sa carrière. A combien de sacrifices il faut consentir et à quel résultat on parvient. Ce sont des thèmes qu’on choisit car on y sent des affinités. La Callas est un personnage qui risque des choses insensées et que l’on peut entendre. Avec un courage! C’est peut-être la chose à laquelle on aspire dans sa vie privée ou professionnelle, et qui permet de franchir des frontières, de se surpasser.»

«Callas», par le Ballet du Grand Théâtre, du 10 au 17 octobre à l’Opéra des Nations, 022 322 50 50 www.geneveopera.ch

(TDG)

Créé: 09.10.2017, 15h30

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