Le Mondial d’improvisation fait un tabac à Genève

Compétition théâtraleLe Québec remporte la finale samedi face à la Suisse, devant des spectateurs hilares.

Vidéo: Magali Girardin

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«Désolée, c’est complet!» Une jeune femme s’époumone à répéter le message à tous ceux qui espèrent encore obtenir un billet samedi, au Théâtre du Léman. La finale du 26e Mondial d’improvisation théâtrale va donc se jouer à guichets fermés et dans une ambiance qui n’a rien de feutré.

Les spectateurs viennent ici en famille élargie, en bande ou en couple. On s’amuse mieux à plusieurs! Ils sont jeunes en majorité, prêts à participer aux joutes joyeusement délirantes qui vont bientôt commencer, tenant en main le carton rond à deux faces pour voter. Rouge pour l’équipe de Suisse, bleu pour celle du Québec, pays finalistes de la compétition qui a débuté le 11 octobre à Genève et vu s’affronter cinq nations et 35 comédiennes et comédiens.

Théâtre à l’accent sportif

«Soyez prêts à faire du bruit!» La salle ne va pas s’en priver, chauffée à bloc par une animatrice très en verve, deux musiciens et une maîtresse de jeu maniant le sifflet avec autorité. La blonde incendiaire dicte le thème de chaque improvisation, le temps de jeu imparti, le nombre de comédiens opposés et le style théâtral dans lequel ils devront concourir. Elle donne aussi le résultat des votes des 1323 spectateurs à la fin de chaque confrontation. Cette maîtresse femme adore décidément se faire détester…

Et voilà que déboulent sur scène les cinq membres de chaque équipe. Ambiance de grand soir de finale dans une patinoire survoltée. Chaque équipe chante ou clame son hymne national sur un mode résolument décalé et comique. Le public est conquis: ça crie, ça tape des mains, ça rigole déjà au simple énoncé des thèmes d’improvisation: «Et le canular tourna mal», «S’il devait m’arriver quoi que ce soit…», «Le meilleur moyen de résister à la tentation» ou le croustillant «Avant et après l’accident de préservatif».

Les comédiens en rouge et bleu qui s’affrontent dans ces joutes verbales et gestuelles ne se retrouvent pas en finale pour rien. Ce sont des pros de l’impro! Portés par un public très réactif, ils savent rebondir, s’adapter à chaque retournement de situation, composer avec le jeu de la partie adverse ou d’un joueur de leur équipe, et répondre du tac au tac. Cela ne fonctionne pas toujours, il y a parfois des incohérences, des scènes qui s’essoufflent. Mais la plupart du temps, ces échanges donnent lieu à des fulgurances comiques qui ravissent la salle.

Ces moments de grâce tiennent beaucoup à l’inspiration des comédiens et à la sauce qui prend – ou pas – entre les joueurs. Au terme de cette finale assez équilibrée, ce sont finalement les Québécois qui l’emportent 8 à 7, les bleus ayant ce petit plus d’humour absurde qui fait mouche. L’accent aussi.

Céline Andersson, la coach de l’équipe suisse, se dit un peu déçue. «Mais on a montré une belle variété de jeu au cours de la compétition.» Et assuré le spectacle!

Créé: 21.10.2018, 18h58

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