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La dernière de 26 Minutes annonce déjà d'autres projets

Vincent Kucholl et Vincent Veillon ont tourné une page de leur livre en direct samedi soir sur la RTS.

Le journaliste sportif Bernard Aeschlimann (à g. Vincent Kucholl) et Vincent Veillon (à dr.) en pleine interview du tennisman Stan Wawrinka, invité d'honneur de la 100e et dernière émission 26 Minutes.
Le journaliste sportif Bernard Aeschlimann (à g. Vincent Kucholl) et Vincent Veillon (à dr.) en pleine interview du tennisman Stan Wawrinka, invité d'honneur de la 100e et dernière émission 26 Minutes.
Sylvain Muller

Les téléspectateurs ne l’ont pas vu à l’antenne. Mais samedi soir, une quinzaine de minutes après la fin du direct, la 100e et dernière émission 26 Minutes s’est achevée par une standing-ovation. Cinq-cents personnes debout dans le studio 4 de la RTS à Genève, acclamant Vincent Kucholl et Vincent Veillon, tandis qu’ils tombaient dans les bras, un par un, de chacun des membres de leur équipe. Difficile de croire qu’il y a trois ans à peine tout le monde - eux compris - se demandait s’ils allaient réussir le grand saut de la télévision.

Une fois le calme revenu et l’émotion redescendue, le duo vient s’asseoir quelques minutes pour jeter un coup d’œil dans le rétroviseur, tandis que les techniciens démontent les caméras et ballaient les paillettes au sol. «Ce n’était effectivement pas gagné d’avance. Devoir commencer à travailler avec une équipe était justement la grande différence par rapport à ce que nous faisions auparavant seuls les deux sur Couleur 3. Mais nous avons eu la chance de bénéficier d’une très grande liberté et sommes fiers d’avoir réussi à créer un climat dans lequel tout le monde a eu du plaisir à travailler.»

«Un seul défaut: leur capacité et leur volonté de tout voir et tout contrôler»

Les deux garçons ne devaient pourtant pas être toujours faciles à côtoyer. «Finalement, vous êtes chiants», leur a même balancé Fred Valet après la diffusion de leur portrait, dans ce qui restera comme la première séquence de l’histoire de l’émission qu’ils n’ont pas pu valider. «Deux hauts potentiels généreux. De vrais patrons, avec un seul défaut: leur capacité et leur volonté de tout voir et tout contrôler», a résumé le chargé de production pour la RTS, Pierre Genoud, dans les festivités d’après-diffusion.

Ce perfectionnisme et cette volonté de tout maîtriser sont des éléments-clés de leur succès. Cette dernière émission, ils travaillaient par exemple dessus depuis seize semaines. «Nous y pensions depuis la reprise en septembre. Les images à la place d'armes de Bure ont d’ailleurs été tournées en début de saison». Et de glisser qu’avec son format plus long ce faux portrait du lt col Karl-Heinz Inäbnit - comme la séquence Game of Rhône diffusée quelques mois plus tôt - va dans la direction de ce qu’ils aimeraient faire dès la prochaine rentrée pour leur retour sur la RTS. «Pour autant que l’initiative No Billag soit rejetée le 4 mars prochain. Car sinon l’émission de ce soir restera celle de nos adieux définitifs», soulignent-ils, très affectés par cette incertitude pesant sur tant de projets.

Mais d’abord, il y aura Le fric, un spectacle cher, le nouveau projet avec lequel ils tourneront sur les scènes romandes dès février prochain. Et surtout, dans l’immédiat, la fête avec les copines et copains de la troupe d’impro Avracavabrac, l’odieux diacre de Chastavel, l’incompréhensible économiste indien Rajiv Patel, l’alcoolisée Fée Ministe ou les rappeurs du collectif Secret bancal. Et comme l’a dit Vincent Veillon à l’antenne: «Si vous voulez vous rappeler quelques souvenirs ou pour soigner un coup de blues, en attendant notre retour, le site 26minutes.ch restera en ligne».

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