Maya Stojan, une Genevoise à Hollywood

TélévisionAprès «Castle», l'actrice s’illustre dans «Marvel: les agents du S.H.I.E.L.D.», avant «NCIS» et «Grey’s Anatomy».

 Dans «Marvel: les agents du S.H.I.E.L.D.», la Genevoise Maya Stojan, 29 ans, incarne dan l’Agent 33, une bad girl au caractère bien trempé.

Dans «Marvel: les agents du S.H.I.E.L.D.», la Genevoise Maya Stojan, 29 ans, incarne dan l’Agent 33, une bad girl au caractère bien trempé. Image: DR

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

A l’autre bout du fil, à Los Angeles, la jeune femme qui décroche est aux anges: «La Tribune de Genève? Ça me rappelle mon adolescence! Je lisais souvent votre journal quand je prenais le train de chez moi, à Versoix, pour aller à Genève.» Soit il y a une bonne douzaine d’années. Aujourd’hui, voilà sept ans que Maya Stojan, 29 ans, est installée au cœur de Hollywood. Actrice, et même productrice à ses heures perdues, elle commence à y faire son trou.

Des Suisses, dans le business, il n’y en a pourtant guère dans la Cité des Anges. Une bonne poignée tout au plus. Des Romands? Lauriane Gilliéron décroche parfois une apparition dans des séries populaires (Castle, Les experts…), Carlos Leal navigue entre Casino Royale et des séries comme The Last Ship. Et puis il y a Maya, jolie brunette au charme indéfinissable – son père est Tchèque, sa mère Sri Lankaise – que les fans de Castle connaissent bien. Depuis un peu plus de deux ans (26 épisodes à son actif), elle campe Tory Ellis, l’informaticienne de l’équipe.

Même si on a pu la voir dans quelques longs-métrages (Froid comme la vengeance, sur M6 en 2013; Adolescence tourmentée sur TF1 l’année passée), on désespérait de la voir quitter l’écran de son PC pour passer à l’action. Ce sera chose faite cette semaine sur la RTS, avec la deuxième saison de Marvel: les agents du S.H.I.E.L.D., série liée aux Avengers – Thor, Iron Man et consorts. Un rôle nettement plus musclé puisqu’elle y incarne l’Agent 33, une bad girl qui va donner du fil à retordre à cette agence chargée de faire la chasse aux superhéros rebelles (d’abord dans les épisodes 3 et 4 avant de revenir dans les 6 derniers de la saison). «L’année passée, je tournais les deux séries en même temps et c’était génial de passer de la geek de service à la bad ass. J’ai même pu effectuer certaines de mes cascades. Mais ce qui m’a plu, c’est que le personnage avait beaucoup de facettes à exprimer. Elle est vulnérable et a des raisons pour agir comme elle le fait.»

Savoir poursuivre ses rêves

On est loin de la Maya âgée d’une quinzaine d’années, encore toute timide, qui découvrait le théâtre dans la peau d’un oiseau, sur la scène de son cycle d’orientation. Cachée derrière un masque, elle était frustrée de n’avoir rien à dire. «Pour moi, ça a été le déclic. J’ai réalisé que je voulais que les gens me voient, m’entendent, me remarquent.» Et comme elle n’a pas froid aux yeux, à 18 ans, elle prend ses cliques et ses claques, laisse ses amis se gausser de ses rêves et s’envole pour les Etats-Unis. Direction le Connecticut pour des cours d’art dramatique. Le voyage est censé durer quatre ans mais la Genevoise n’est jamais revenue. Il y a parfois des rêves qui ne tiennent à pas grand-chose, juste un peu de volonté.

La preuve ce mois-ci: aux Etats-Unis, l’actrice est également à l’affiche de deux des séries les plus populaires du moment, NCIS et Grey’s Anatomy. Juste le temps d’un épisode mais à chaque fois dans des rôles marquants. Dans le premier, diffusé mardi dernier aux Etats-Unis, elle joue une plongeuse de hauts fonds forcée de rester dans un caisson de décompression quatre jours durant en compagnie de 4 collègues masculins, dont l’un est mort dans des circonstances douteuses. «Un tournage intense, tout comme celui de Grey’s Anatomy, vous verrez», rajoute-t-elle avec une pointe de mystère et surtout un grand éclat de rire. Oui, car on a oublié de vous dire: Maya rit beaucoup, d’un air franc, enjoué et de manière très communicative. «J’aimerais vous en dire plus mais dans ce milieu, on risque de se faire virer si on ne sait pas tenir sa langue.» On la verrait passer un sale quart d’heure sur une table d’opération entre les mains du Dr. Grey que ça ne nous étonnerait pas.

Faire du ski à Dubaï

On l’interroge alors sur ses racines, ce qu’il en reste au beau milieu de Hollywood: «La Suisse me manque, bien sûr – ma famille, mes amis – même si j’y reviens une fois par an. J’ai d’ailleurs fait ramener aux Etats-Unis le canapé qui m’a vu grandir à Versoix. Et puis je donnerais aussi beaucoup pour refaire du ski. La dernière fois, c’était à Dubaï, dans une bulle, et ça n’avait rien à voir! Mais en même temps, je me sens maintenant chez moi à Hollywood. J’adore cette nouvelle vie!»

Elle nous quitte d’ailleurs pour enchaîner des séances de casting. A Hollywood, cette période de l’année est cruciale pour les acteurs. C’est le moment où les rôles importants des nouvelles séries prévues pour la rentrée de septembre vont être attribués. Le rôle qui la fera vraiment décoller est peut-être caché juste là, derrière la prochaine porte. (TDG)

Créé: 12.02.2016, 21h05

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

Caricatures

Le Matin et 20 Minutes regroupés
Plus...