«Game of Thrones» est championne du réalisme

FantasyLa série «Game of Thrones» est plus réaliste et crédible que la plupart des romans dits «historiques», analyse un spécialiste anglais.


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On peut être une œuvre de fiction estampillée «Fantasy» et contenir davantage de réalisme historique que bien des fictions «sérieuses».

C’est la conclusion de l’historien anglais Tom Holland, qui a passé au peigne fin la série culte «Game of Thrones». Il a publié son analyse cette semaine dans le Guardian, alors que la 3e saison de la fiction commence dimanche.

«George RR Martin, dont les romans ont inspiré la série de la chaîne HBO, a su tisser une tapisserie impressionnante, dont la plupart des fils proviennent de notre monde», écrit l’historien.

Westeros à la loupe

Le contexte de départ de la série, avec l’éviction de la famille royale Targaryen par Robert Baratheon rappelle à s’y méprendre la guerre des Deux-Roses au XVe siècle. Le conflit, qui dégénéra en guerre civile opposait les Lancaster et les York pour la possession du trône d’Angleterre. En dépit de la forme très britannique du continent fantastique de Westeros, avec au Nord son mur d’Hadrien géant, l’Angleterre médiévale n’est pas la seule source d’inspiration de Georges RR Martin.

La défense de Port-Réal face à la flotte de Stannis Barathon rappelle à s’y méprendre à la défense de Constantinople à la fin du VIIe siècle, où les Byzantins utilisèrent pour la première fois le feu grégeois contre la flotte turque. Quant aux hordes de cavaliers dothrakis, ils évoquent le conquérant mongol Gengis Khan et ses guerriers à cheval.

Un réalisme paradoxal

«Tout cela aurait pu produire un mélange indigeste, commente Tom Holland. Au lieu de cela, «Game of Thrones» réussit un cocktail parfait. Des éléments de la guerre de Cent Ans, de la Renaissance italienne, de Chrétien de Troyes et des sagas islandaises fusionnent de manière homogène.»

Pour lui, le succès de la série s’explique moins par son côté fantastique, que par le réalisme vivant et brutal qui en émane. Et la crédibilité de Westeros déclasse paradoxalement bon nombre de romans historiques. «Aucune fiction se jouant au XIVe siècle ne rivalise avec «Game of Thrones» lorsqu’il s’agit de dépeindre les souffrances endurées par les paysans (violence, viols, tortures, famines), dans un royaume où les nobles se déchirent». (nxp)

Créé: 27.03.2013, 16h52

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