«Survivants» proposera l’art actuel iranien à Genève dès mercredi

PANORAMA Les œuvres de sept créateurs actuels seront proposées au Bâtiment d’art contemporain. C’est un projet de l’Iranienne de Genève Mojgan Endjavi-Barbé

Le Bâtiment d’art contemporain à Genève. L’entrée du Commun est côté rue des Bains.

Le Bâtiment d’art contemporain à Genève. L’entrée du Commun est côté rue des Bains. Image: Laurent Guiraud

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On parle beaucoup du cinéma iranien. «La Séparation» a remporté en Occident un véritable triomphe. Certains auteurs persans à se faire entendre en français, comme Azar Nafisi, Chahdrott Djavann ou Chowra Makaremi. Il est parfois question d’artistes en exil. Les intellectuels savent du coup que l’eau bout sous le couvercle de la marmite.

Du 18 avril au 3 mai, le BAC, ou Bâtiment d’art contemporain, pourra ainsi présenter «Survivants», une exposition collective montée par Mojgan Endjavi-Barbé. Une femme que l’on voit beaucoup, ici, dans les milieux de l’art. Née en Iran, formé dans une université américaine, cette grande femme à la chevelure balayée d’une mèche blanche a ensuite vécu à Paris, à Tokyo et à Londres. Elle s’est installée à Genève en 2000 avec la ferme idée de faire bouger les choses.

Créateurs émergents

Comme beaucoup d’Iraniens de la diaspora, Mojgan rentre souvent en Iran. Elle a un pied à l’intérieur, l’autre à l’extérieur. Cette personne dynamique a ainsi vu à quel point le feu couvait sous la braise. L’ennui, c’est que les artistes non officiels (pas ceux qui exposent au pavillon iranien de la Biennale de Venise) peinent à trouver les lieux. «Une plate-forme.» D’où la création, en 2005, de l’ILLA dans notre ville, suivie par un projet de jardin persan pour Genève.

«Nous avons l’intention de représenter certains de ces artistes émergents», explique l’Iranienne dans le catalogue de «Survivants». «Leur énergie et leur talent nous ont motivés pour poursuivre cette mission.» Mais pourquoi ce titre accusateur, au fait? Parce que, comme l’explique Amir Farhad-Avril dans la même plaquette, «une personne née au Moyen-Orient restera un survivant tout au long de sa vie.» Un survivant des guerres qui éclatent. Un survivant de «siècles de domination religieuse et politique.»

Séries d’œuvres

Il fallait opérer des choix. La présentation à venir tourne donc autour de sept personnes, qui présenteront des groupes d’œuvres, ou de séries. Il s’agit de Sadegh Tirafkan, un photographe, d’Houman Mortazavi, d’Amir Farhad, dont on verra les travaux à l’encre, des peintres Vahid Jafarnejad et Yasser Mirzaee et enfin du projet photographique mené par le tandem Ramyar Manouchehrzadeh et Ali Nadjian. Ces gens sont nés dans les années 60, 70 et 80. Certains d’entre eux n’ont connu que le régime actuel. La plupart ont exposé à des nombreuses reprises. Certains ont reçu des prix.

Pratique

«Survivants», BAC, Le Commun, 28, rue des Bains, du 18 avril au 3 mai. Vernissages le 19 et le 26 avril à 22h. Finissage le 3 mai de 18h à 22h. Ouvert tous les jours de 12h à 18h, samedi et dimanche de 14h à 17h. Tél. 079?670?36?93, site www.mojganendjavi.com

(TDG)

Créé: 16.04.2012, 08h58

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