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Avec six artistes présents dans l'exposition du MCBA

L'exposition «Atlas, cartographie du don» déroule son propos autour de 349 pièces et 141 artistes. Plusieurs d'entre eux ont des liens avec le canton.

Odile Meylan

Jean Lecoultre (Pully)

«Ah, il y a une œuvre de moi, vous me l’apprenez! À côté de deux marines de Vallotton? C’est bien, c’est même original. Au-delà, c’est une très bonne chose que ce musée se réalise. J’étais allé voir les locaux lors des portes ouvertes et il y a une chose qui me paraît bien, malgré ce qu’on pourrait en dire, c’est que ce bâtiment est vraiment au service de l’art. Contrairement à d’autres architectures, aussi belles soient-elles, qui sont parfois l’œuvre en elle-même. C’est donc une belle réalisation pour ce canton.»

John Armleder (Genève)

«J’ai toujours été dans les musées, j’ai des souvenirs avec ma mère, je devais avoir à peine 4 ans. Et à mon avis, plus il y a de musées, mieux c’est. Je ne parle pas pour les artistes, ce ne sont pour moi que des dégâts collatéraux de l’art. C’est donc très bien que quelqu’un s’occupe des œuvres avec une vision et dans le but d’un échange avec ses utilisateurs. Un musée, c’est une plateforme intéressante, dégagée de toute intention commerciale, et ça permet de voir ses œuvres comme si quelqu’un d’autre les avait faites. D’ailleurs, j’ai lu que ma pièce dans cette exposition est le seul prêt, mais j’avoue ne pas savoir de qui! Souvent, on se plaint parce qu’on a la mentalité de se plaindre, mais pour des villes comme Lausanne ou Genève, nous sommes bien dotés, avec dans la seconde le Mamco et le Musée d’art et d’histoire qui se développe, et cette nouvelle impulsion qui se crée à Lausanne.»

Denis Savary (Genève, Londres)

«Comme enseignant à l’Écal, je pense tout de suite à l’opportunité que ce musée représente pour les étudiants. C’est le passage d’une institution un peu vieillotte à un outil qui est une chance réelle. D’ailleurs, pensant au Palais de Rumine, j’avais entendu un parallèle qui me semblait juste: est-ce qu’on va encore se faire opérer dans un hôpital du XIXe? Maintenant, tout dépend du type d’expositions prévues. Je suis ravi d’être de la première avec une série de dessins présentés en 2012 à la Kunsthalle de Berne – même si j’ai un peu passé à côté de l’info. À l’époque, j’étais à Paris, j’avais une compagnie de danse et je m’intéressais beaucoup à la géographie humaine, à l’écriture du mouvement.»

Alain Huck (Lausanne)

«Aux portes ouvertes en avril, j’avais déjà été impressionné par la ferveur du public. Là, je n’ai pas encore vu l’exposition mais je me réjouis et davantage encore d’y retrouver l’une de mes grandes installations. C’est excellent d’avoir un lieu consacré qui permet de se poser des questions fondamentales. Aujourd’hui, on a besoin d’un endroit comme celui-ci, calme et magnifique, où réfléchir au rôle de l’image alors qu’on est constamment envahi par les images sur les écrans, dans la rue et même sur les corps.»

Julian Charrière (Morges, Berlin)

«Je suis superfier que mon canton se pare de l’un des plus beaux musées de Suisse. Le MCBA est le premier à m’avoir offert une exposition muséale, le premier à m’avoir acheté des œuvres. J’ai vu le nouveau en construction, je suis venu sur le chantier mais malheureusement je ne peux pas être là ce week-end, retenu à Lugano pour une exposition au MASI. Enfin, j’y serai un peu et très fier de l’être avec «We are all astronauts», la pièce réalisée pour mon master à l’Uni de Berlin faite de 13 globes terrestres (1896-2013) que j’ai poncé avec du sable récolté dans 194 pays reconnus par l’ONU. C’est un nouvel état du monde après sa globalisation, une nouvelle cartographie qui se dessine.»

Sophie Bouvier Ausländer (Lausanne, Londres)

«Nous vivons un moment historique! Nous habitons un pays, un canton, une ville très dynamiques en matière de politique culturelle mais, avec Plateforme 10, nous ne sommes qu’au début de quelque chose dont on ne mesure pas encore tout l’effet. C’est évidemment une expérience forte que d’être de cette première exposition dans ma ville avec une pièce créée dans mon atelier de Londres. «Avalanche» a été acquise par la Commission cantonale des activités culturelles. Cette gouache de 2017 a été peinte sur 42 feuillets d’un atlas démantelé. Un atlas est un index, une sélection partiale, représentation subjective d’un territoire et de son relief aux dimensions multiples ainsi que de la vie qui le transforme. J’établis un lien entre les reliefs en art et les reliefs transposés par les cartes en leur redonnant une dimension matérielle et l’expression d’un état transitoire.»

Des oeuvres particulièrement complexes à installer au MCBA

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