Noemi Lapzeson avait fait de Genève une place de la danse contemporaine

DisparitionLa danseuse et chorégraphe genevoise s’est éteinte ce jeudi à 77 ans.

Noemi Lapzeson avait reçu de nombreux prix.

Noemi Lapzeson avait reçu de nombreux prix. Image: CAROLE PARODI

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

En octobre dernier*, cette artiste au riche parcours international avait reçu le Grand Prix suisse de la danse, décerné par l’Office fédéral de la culture en présence du conseiller fédéral Alain Berset.

Cette distinction honorait une longue et belle carrière de danseuse, de chorégraphe et d’enseignante ainsi qu’une personnalité attentive et bienveillante. Il récompensait aussi l’engagement et la créativité d’une femme qui «a contribué de manière déterminante au rayonnement de la danse suisse», sans oublier de donner ses lettres de noblesse à la danse contemporaine à Genève.

Genève où elle a débarqué un jour de 1980, trouvant la cité du bout du lac merveilleusement paisible, après Buenos Aires, New York et Londres. Noemi Lapzeson s’y installe avec sa fille, dont le père est Suisse. La mère et l’enfant arrivent de Grande-Bretagne, où la danseuse travaillait après ses années new-yorkaises passées dans la prestigieuse Martha Graham Dance Company.

Ici, Noemi Lapzeson creuse sa voie, faisant bénéficier de son expérience les élèves danseurs de plusieurs institutions genevoises: École de danse du Grand Théâtre, École de danse de Genève, Institut Jaques-Dalcroze. Elle donne en même temps ses propres cours privés, très suivis. Son expérience au contact de la danse moderne américaine, son approche intelligente du mouvement et son charisme personnel lui attirent de fidèles recrues.

Elle participe en 1986 à la création de l’Association pour la danse contemporaine (ADC), longtemps unique programmateur de danse contemporaine à Genève. Et, en Suisse romande, l’originalité des spectacles de Noemi Lapzeson est totale: avant les autres, elle danse nue. Avant les autres, elle utilise la musique contemporaine…

La première, elle mêle le baroque et le contemporain, la poésie et la danse, la danse et la philosophie, toujours en observation, toujours en réflexion.

*Éléments repris de notre article paru en octobre 2017

(TDG)

Créé: 11.01.2018, 22h21

Articles en relation

«Un corps qui pense» dans un corps qui danse

Interview croisée L’élève Marcela San Pedro signe un ouvrage sur le maître Noemi Lapzeson. Plus...

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

Caricatures

En droit suisse, un homme ne peut être violé
Plus...