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Crémaillère au salon du livre: «C’est beau, les filles, non?

Visite de «La fabrique», étonnant espace de création littéraire. Et conseils aux apprentis «booktubeurs»

Pas de crise du logement à Palexpo. Au Salon du livre, un étonnant appartement de sept pièces s’étalant sur 282 m2 se laisse visiter par la foule qui a envahi les lieux à l’occasion de la journée d’ouverture. Ce mercredi, entre un débat consacré aux 30 ans de Tchernobyl, scène Philo, et une rencontre sur le thème de la Route 66, animée par l’écrivain Quentin Mouron en lisière de la Place suisse, ils sont nombreux à venir pendre la crémaillère à l’entrée de «La fabrique».

«C’est quoi ce truc?» grogne Alain, la cinquantaine, un exemplaire du beau catalogue consacré à l’exposition Paulo Coelho sous le bras. «C’est un espace de création littéraire, basé sur l’expression de soi», lui répond une hôtesse toute de blanc vêtue. Imaginé par les Genevois de Happy City Lab, le lieu propose différents dispositifs d’écriture, dans une optique éminemment ludique. Peinte d’une couleur spécifique, chacune des pièces de «La fabrique» se révèle interactive. Nous voici dans la salle de bains, entièrement tendue de rose. Un miroir derrière lequel se cache un appareil photo incite le visiteur à sacrifier à la mode du selfie. Clic-clac! La photo apparaît après quelques instants. Il s’agit alors d’y ajouter une petite mention manuscrite, débutant invariablement par «moi je…». «Moi je me réjouis de baigner dans les livres», griffonne une jeune femme. A côté, la chambre parentale, toute rouge, suggère aux visiteurs de laisser une trace écrite de leurs fantasmes. Les déclarations d’amour se multiplient, à l’image de celle-ci: «Depuis que tes yeux ont croisé les miens, j’ai su que nos vies étaient comme un puzzle qu’il faut assembler…»

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