De Ryan Gosling à Lady Gaga, toutes les stars passent par Venise

CinémaLa Mostra célèbre cette année ses 75 ans d'existence et s'offre de très grosses pointures.

La chanteuse Lady Gaga fait ses débuts au cinéma dans le mal nommé «A Star Is Born».

La chanteuse Lady Gaga fait ses débuts au cinéma dans le mal nommé «A Star Is Born». Image: AFP

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Au cas où on l’aurait oublié, la Mostra de Venise fête cette année ses 75 ans et demeure l’un des plus gros festivals du monde. La foule, éparpillée un peu partout sur le Lido, se charge de nous le rappeler. À peine le festival commencé, des centaines de badauds faisaient déjà le pied de grue derrière le Casino en espérant apercevoir Ryan Gosling, qui a ouvert les feux avec «First Man», de Damien Chazelle. Rebelote hier pour la venue de Lady Gaga, qui se croyait aux Oscars en débarquant de son vaporetto. Elle fait ici ses débuts dans un film, le mal nommé «A Star Is Born» (quatrième remake d’un classique), signé par un Bradley Cooper apathique devant comme derrière la caméra. Mélo à l’ancienne, formaté comme un soap opera, mis en scène avec des gros sabots et surtout mal joué par une Lady Gaga qui peine à exister. Heureusement, la chose n’est pas en compétition.

En concours, les pointures attendues – au point de faire ressembler Venise à un Cannes bis – ont commencé à défiler. On s’est enthousiasmé pour un Assayas en mode mineur, «Doubles vies», qui se passe dans les milieux littéraires et disserte en mode rohmérien sur l’implantation du numérique chez les lecteurs. Tout cela avec un petit air de vaudeville emmené par Juliette Binoche et Guillaume Canet. Presque aussi bavard, le dernier opus des frères Coen, «The Ballad of Buster Scruggs», production Netflix (il ne sortira donc que sur cette plateforme), est un western divisé en huit sketches d’intérêt inégal. Le film revisite l’Ouest avec application, même s’il prend au final peu de risques pour nous dérouter.

On ne peut en dire autant de «Roma» d’Alfonso Cuarón, autre film Netflix, chronique de la vie d’une famille mexicaine des années 70, qui se profile cependant un peu trop comme un film d’auteur arty destiné à gagner des prix dans les festivals. Finalement, l’œuvre la plus surprenante des deux premiers jours de cette Mostra a été «The Favourite», du Grec Yorgos Lanthimos, portrait vachard et décadent de la cour anglaise au XVIIIe siècle, avec Emma Stone et Rachel Weisz en rivales prêtes à tout pour s’attirer les faveurs d’une reine Anne profondément lesbienne. Le cinéaste domine le registre de la comédie cynique comme celui du film en costumes On en reparlera certainement. Pascal Gavillet

Créé: 31.08.2018, 17h16

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