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Du rififi à l’Alhambra

Une passerelle technique accrochée au plafond dénaturerait l’œuvre de Carmen Perrin.

Une passerelle technique accrochée au plafond dénaturerait l’œuvre de Carmen Perrin.
Une passerelle technique accrochée au plafond dénaturerait l’œuvre de Carmen Perrin.
LAURENT GUIRAUD

Après deux ans et demi de travaux, derrière ses lourdes portes de chêne, l’Alhambra s’apprête à dévoiler ses nouveaux atours. Après des années d’atermoiements, le chantier rue de la Rôtisserie touche à sa fin. Reste pourtant un couac qui vient ombrager l’horizon.

Un couac prenant la forme d’une passerelle métallique destinée à accueillir l’éclairage. Celle-ci dénaturerait l’effet de voûte du plafond, ainsi que l’intervention de l’artiste Carmen Perrin, mandatée en mai dernier pour donner de nouvelles couleurs à la salle. «Cette installation relève d’un mépris total pour les qualités du bâtiment, s’exclame Bernard Zumthor, membre de Patrimoine suisse Genève. Le Conseil administratif fait appel à un artiste et saccage ensuite son projet.»

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